Publicité
Publicité
Constructeurs - 17/05/2024 - #Stellantis

Citroën rappelle plus de 600.000 voitures C3 et DS3 pour un problème d'airbag

Par AFP

(AFP) - a marque automobile Citroën a indiqué jeudi à l'AFP avoir rappelé plus de 600.000 voitures C3 et DS3 dans une vingtaine de pays pour un problème d'airbag sur des modèles produits entre 2009 et 2019, qui ne sont plus commercialisés.

Un total de 605.772 véhicules sont concernés dans une vingtaine de pays en Europe du sud, au Moyen-Orient et en Afrique du nord. Le rappel concerne 497.171 Citroën C3 et 108.601 DS3, "des modèles qui ont été produits entre 2009 et 2019, qui ne sont plus commercialisés", a indiqué un porte-parole de la marque, qui appartient au groupe Stellantis.

Le rappel est lié à "la détérioration du gaz" contenu dans les airbags, "qui vieillit au cours des années", a indiqué le porte-parole.

En France, ce sont 181.734 voitures C3 et 65.149 DS3 qui sont visées par cette procédure. Mais seul le sud du pays est concerné par le rappel, c'est-à-dire les régions situées "au sud d'une ligne Clermont-Ferrand/Lyon", car la détérioration du gaz peut être favorisée par la chaleur et l'humidité.

"Lorsque le gaz se détériore, il peut affecter un certain nombre de pièces qui constituent l'airbag, et lorsqu'il se déclenche en cas d'accident, il pourrait y avoir des particules ou des petites pièces qui pourraient être projetées avec le coussin gonflable et occasionner des blessures", a précisé le porte-parole.

Selon la notice de "rappel produit" diffusée le 3 mai par le site français Rappel Conso, "le (gaz) propergol dans les coussins gonflables du conducteur et du passager peut se détériorer avec le temps. Dans le cas d'un accident dans lequel les airbags se déploient, il pourrait se rompre avec trop de force, blessant les occupants du véhicule".

Des courriers ont été envoyés au début du mois de mai par Citroën aux propriétaires des véhicules concernés, qui doivent s'enregistrer en ligne et sont ensuite contactés pour planifier la réparation chez un concessionnaire, prise en charge par le constructeur.

Réactions

Deux choses m'interpellent sur ce sujet :
1 - Le temps de réaction qui est juste hallucinant. Le problème est connu depuis plus de 10 ans. 15 décès dont 11 aux USA. La NHTSA a ordonné la reprise de 70 millions d'airbag. De nombreux actions en justice aux USA notamment poussent Takata à la faillite en 2017. Et Citroën ne lance le rappel qu'en 2024 ???
2 - Cela ne concernerait que Citroën et pas Peugeot ? Bizarre non ? Même si les logiques d'achat et de partage de business ont pu se faire avec Autoliv, c'est quand même étrange.

Si j'habitais à quelques kilomètres au nord de la "ligne de démarcation" définie par Citroën j'aurais pas mal les chocottes.
Heu, les gars, ma bagnole est immatriculée dans le 59 mais elle est stationnée et utilisée dans le 83 ??? Vous me rappelez, ou bien ?
Il n'y a pas qu'au gouvernement qu'on est fier d'être des amateurs !

J'ajoute même un 3ème point : comment peut-on produire encore des voitures en 2019 avec des pièces réputées défaillantes alors que le fournisseur a fait faillite en 2017 ?
Ce n'est plus de l'amateurisme mais de l'incompétence totale.
Le cas VW sur le diesel est une rigolade à côté.
Et comme le dit Bruno, la "ligne de démarcation" géographique est encore une autre joyeuseté incompétente... : "vous habitez dans le ch'nord ? bah c'est pas grave. Par contre n'allez pas en vacance dans le sud..."
De plus comment savoir si un véhicule de cet âge qui a dû avoir de nombreux propriétaires un peu partout en France (voire en Italie ou Espagne) est concerné ?
Un autre souci (encore un) est que les concessions sont totalement débordées. Un comble alors qu'on savait clairement que cela allait péter (comme l'airbag d'ailleurs !)

La lus grande confusion règne en ce moment car des informations contradictoires même de spécialistes automobiles ont circulé sans faire état de la fameuse ligne de démarcation géographique en France.
Rappel global, point barre.
Effectivement, l'historique et l'utilisation d'un véhicule ainsi que son stationnement habituel sont quasi intraçables après autant d'années.
;-(

Et chez Peugeot, ils avaient quel fournisseur pour leur airbag ?

@Clerion : probablement Autoliv (principal fabricant mondial).
Mais sûrement pas sur 100% de la production...
Takata représentait #20% de la fourniture mondiale.
TRW a peu près autant #20%.
Ces 3 fournisseurs représentaient 83% de la production mondiale à l'époque du scandale en 2015.

C'est n'importe quoi cette limite géographique pour une campagne de rappel !
Elle sont obligatoirement soumises pour information et contrôle au Ministère qui fourni toutes les coordonnées clients concernés, Robinsons compris, et je vois mal le Ministère laisser passer une bourde pareille.
A noter que les PB de chaleur et d'humidité sont le sujet des rappel pour les Takata.
;0)

Dans wikipedia à propos de Takata mis en cause dans cette affaire.
Effectivement, chronologiquement parlant, ce poisson est loin d'être frais...
"Affaire des airbags défectueux
Selon les autorités américaines, l’équipementier nippon a, pendant plus d’une décennie, dissimulé l’existence d’un défaut majeur dans ses airbags, susceptibles d’exploser inopinément en projetant des fragments sur le conducteur ou le passager. Quinze décès, dont onze aux États-Unis, sont associés à cette avarie. Cette affaire conduit l’agence de la sécurité routière américaine (NHTSA) à ordonner le rappel de 70 millions de ces airbags, qui ont été utilisés à grande échelle par de nombreux constructeurs.
En 2013 et 2014, Takata est une nouvelle fois la cause principale de rappel massif d'automobiles, de l'ordre de 16 à 20 millions de véhicules liés à des problématiques sur ses airbags. Ainsi en décembre 2014, FCA a fait un rappel de 3,3 millions de véhicules, juste après que Ford ait lui aussi rappelé 450 000 véhicules. En novembre 2015, Honda annonce d'arrêter de se fournir chez Takata à la suite de cette affaire, qui aura provoqué à ce moment-là 8 morts. L'arrêt de cette collaboration fait suite à l'annonce de la condamnation de Takata à payer une amende d'au moins 70 millions de dollars dans ce cadre de cette affaire. Au total en 2015, on compterait près de 50 millions de véhicules rappelés dans le cadre de cet incident.
En mai 2016, les autorités de régulations américaines NHTSA annoncent que 35 à 40 millions de véhicules supplémentaires doivent être rappelés dans le cadre de cette affaire, faisant monter le nombre de rappel à 64 millions de véhicules rien que pour les États-Unis. La défaillance de ces airbags est la cause de la mort de quinze personnes dans le monde dont onze aux États-Unis et plus de 100 blessés.
À la suite de cette annonce, des analystes s'inquiètent du futur de l'entreprise. En mai 2016, le Japon demande un rappel de 7 millions de véhicules supplémentaires, amenant le chiffre des rappels de véhicules dans cette affaire au Japon à 19,6 millions.
En septembre 2016, Takata est en discussion avec un équipementier canadien, Piston Group, pour lui vendre ses activités d'aménagement intérieur des véhicules, contenus dans sa filiale, Irvin Automotive.
Début 2017, Takata contrôle 1/5e du marché mondial des ceintures de sécurité et airbags pour l'industrie automobile.
En janvier 2017, Takata plaide coupable de fraude aux États-Unis et signe un accord avec les autorités régulatrices américaines pour mettre fin à ses poursuites contre une amende de 1 milliard de dollars.
Takata a déposé le bilan le 26 juin 2017 et la société a conclu un accord de reprise par l'équipementier américain Key Safety Systems (en) contre 1,4 milliard d'euros. En septembre 2021, le NHTSA américain ouvre « une enquête sur 30 millions de véhicules produits entre 2001 et 2019 par près d'une vingtaine de constructeurs automobiles ».

Votre commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire

Autres articles

Réseaux

Paiement des bonus aux concessionnaires par l’ASP : une situation ubuesque

Depuis le 14 février, la plateforme de saisie des dossiers bonus et leasing social est fermée et ne devrait rouvrir au mieux que le 30 mai. Résultat : l’ASP accumule des retards de paiement qui pèsent sur les trésoreries des concessionnaires. Ceux-ci n’ont que deux solutions : ne pas livrer les clients ou ne plus leur faire l’avance des bonus. A cela s’ajoute des contrôles sur les bonus 2022 et 2023 qui aboutissent à des redressements indus, nous a précisé Marc Bruschet, président de la branche concessionnaire de Mobilians.