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Analyse - 09/09/2021

Eh bien dansez maintenant !

Aujourd’hui, c’est une chronique à lire à toute allure que je vous propose. Enfin, si la météo le permet...

Eh bien dansez maintenant !

L’Alpine A110, une vraie danseuse ! (Renault Communication/DR)

Auteur : Jean-Philippe Thery

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Lundi 27 octobre 1986.

Au rang le plus élevé de l’amphi, je dispute le maigre espace disponible avec mon voisin. Alors que j’essaie de transcrire en notes manuscrites le cours dispensé par la voix monocorde signalant une vocation pour l’enseignement sérieusement émoussée, le gars assis à ma droite lit sans cérémonie le journal qu’il a étalé sur le formica dont je tente lui reprendre quelques centimètres carrés. Les regards agacés que je lui adresse n’altèrent en rien l’impassibilité du grand échalas qui me domine d’une bonne tête et feint ne pas avoir remarqué mon attitude désapprobatrice.

Vaincu par son immobilisme tranquille, je me résous à jeter un œil au quotidien qui détourne son attention des lumières de la sociologie politique, du droit constitutionnel ou de l’introduction aux sciences sociales. "Prostigieux !" y proclame la une de l’Equipe, qui commémore le deuxième titre du pilote français, obtenu la veille au Grand Prix d’Australie. Sa McLaren MP4/2C s’y affiche en photo au côté de la Williams FW11 blessée de Nigel Mansell, pneu arrière gauche éclaté.

Du coup, j’adresse la parole au grand blond :
"- Formule 1 ?
- Formule 1"
Après cette introduction laconique, j’ai replié mon cahier de notes, et on a passé le reste du cours à causer… Formule 1.

Certains ont des copains de régiment. Moi, l’armé n’a pas voulu, j’ai gardé un pote de Formule 1. C’est en effet avec le "grand Jo" que j’ai assisté pour de vrai, à ma première épreuve de la catégorie reine ponctuée par une nouvelle victoire d’Alain Prost. Mais la plupart du temps, c’est évidemment devant un écran de télé qu’on se retrouvait pour voir et commenter les courses ensemble, y compris quand il fallait sortir du lit à 3 plombes du mat pour celles qui se déroulaient de l’autre côté du globe. C’est ainsi que j’ai été accueilli par sa famille, qui m’a traité comme un des leurs. D’ailleurs, on aimait bien la bagnole chez Jo, entre un papa qui posséda -entre autres- une de ces autos dont les portières s’ouvrent vers le ciel, et le frangin qui m’a permis de conduire pour la première fois une voiture rouge à moteur central arrière. Même le cocker s’y mettait, lui qui négociait le virage menant des chambres au salon de l’appartement familial en survirage, en motriçant furieusement des pattes arrière sur le parquet glissant. Le tout sous l’œil amusé d’une Maman que je n’ai jamais vue se départir de son sourire bienveillant. C’est comme ça qu’on s’est fait nos années d’or de la Formule 1 à nous, mon pote Jo et moi, quand Alain et Ayrton Senna se disputaient les coupes et les titres.

Lundi 30 août 2021
C’est le PSG qui fait la couv de l’Equipe, alors que le non Grand-Prix de la veille n’y a pas même droit à une mention. Il faut dire qu’avec à peine deux tours parcourus en procession derrière la voiture de sécurité et un simulacre de podium en guise de course, l´édition 2021 du Grand Prix de Belgique fut au sport auto ce que le coït interrompu est aux relations intimes. J’imagine que Jo serait d’accord avec moi pour considérer que celle-ci a ravi le titre peu enviable de pire course de l’histoire de la Formule 1 au Grand-Prix des Etats-Unis disputé en 2005 à Indianapolis, lorsque 6 monoplaces à peine prirent le départ en raison de problèmes ayant affecté les pneumatiques de la plupart des écuries. Mais le temps ayant séparés les amants de la course auto, emmenant l’un du côté d’Anderstorp et l’autre en direction d’Interlagos, je n’ai pas encore eu l’opportunité d’en discuter avec lui. Et dans l’attente, plutôt que d’ajouter une voix supplémentaire à la liste de celles dénonçant -légitimement- la mauvaise blague Belge intervenue en ce dernier dimanche d’août, j’ai décidé de me livrer à une rapide réflexion sur quelques-uns des éléments qui nous font aimer la compétition automobile.

La vitesse
Je sais ce que vous allez penser : nul n’était besoin d’écrire toute une chronique pour asséner une telle banalité. Mais avant de me jeter des accusations de lapalissade à la figure, laissez-moi vous poser une question. Vous les voyez vraiment, vous, les plus de 360 km/h dont une monoplace de F1 est capable sur votre écran ultra HD ? Ou les 4,5s de 0 à 200 km/h au départ, sans compter les relances foudroyantes qu’elles réalisent en sortie de courbe ? Parce que les caméras d’aujourd’hui ont beau nous livrer des images d’une incroyable définition, elles restent tributaires d’une série de facteurs comprenant l’angle de prise de vue, la profondeur de champs, l’âge du cameraman et je ne sais quoi encore, qui les rend inaptes à restituer pleinement la sensation de vitesse, laquelle se retrouve donc la plupart du temps "écrasée".

On ne peut d’ailleurs de ce point de vue qu’apprécier la multiplication des caméras embarquées, qui se montrent beaucoup plus coopératives, et pour cause. Mais il n’en reste pas moins que percevoir la vitesse de bolides défilant sur le petit écran impose un véritable exercice de simulation mentale qui s’avèrera d’autant moins difficile à exécuter qu’on aura déjà assisté physiquement à une course. Tout ça pour dire qu’il y a quelque chose de cérébral dans le plaisir de la vitesse par procuration, argument que vous ne manquerez pas de développer la prochaine fois qu’un fâcheux moquera votre goût pour les voitures "qui tournent en rond".

Mais si la vitesse est évidemment indissociable de la course automobile, on est tout de même en droit de se demander au vu des performances atteintes par les voitures de compétition d’aujourd’hui si davantage de vitesse est toujours indispensable. Au rythme auquel les voitures du WRC[1] évoluent de nos jours, il faudra bientôt se contenter de sentir le courant d’air qu’elles déplacent, tant elle sont devenues furtives pour le spectateur qui les attend en bord de route. J’y reviendrai dans le dernier paragraphe.

La technologie
Décidément, l’amateur de sports mécaniques est un intello qui s’ignore (ou pas). Parce qu’avouez qu’en dehors d’excroissances aérodynamiques de plus en plus complexes et à l’esthétique parfois discutable, la technologie ne se voit pas des masses (surtout quand elle participe à l’allègement). D’ailleurs, admettons qu’à la différence de la vitesse, celle-ci n’est pas toujours indispensable au succès des compétitions automobiles. "La technologie ? Quelle technologie ?" avait répondu Bernard Dudot[2] à la question d’un journaliste alors qu’il s’était rendu à une course de Formule Indy en 1995, catégorie dont il jugea alors qu’elle était au niveau des Formule 1 de 20 ans auparavant. De fait, les Américains nous prouvent que nul n’est besoin de recourir à la sophistication mécanique pour assurer le spectacle, même si certains de leurs "racers" sont loin d’être aussi rustiques que les européens aiment à penser.

Sans compter que la technologie peut s’avérer mortifère pour la compétition automobile, comme en témoigne la première version du DTM allemand (Deutsche Tourenwagen Masterschaft) qui vécut de 1984 à 1996, et que son succès -alors supérieur à celui de la Formule 1- ne suffit pas à sauver d’une mort causé par les coûts pharamineux de la sophistication technique dans laquelle elle finit par se perdre

Mais rien à faire. Je ne puis imaginer que la Formule 1 ne représente le summum technologique de la compétition automobile. J’ai besoin de lire dans les comptes-rendus détaillés la concernant qu’elle fait appel aux matériaux les plus exotiques, qu’elle exige des milliers d’heures de soufflerie, et que les meilleurs ingénieurs du monde se brûlent les méninges à tenter de découvrir comment exploiter les inévitables failles du règlement sportif. Et sincèrement, je me fiche pas mal du prix que ça coûte. Je n’aime pas l’idée d’une F1 au rabais.

La bande-son
Je ne sais pas vous mais moi, je suis sérieusement en manque de stridence depuis quelques années. Alors je me repasse régulièrement sur Youtube des séquence de F1 pré-2006, quand les cylindres se comptaient par dizaine, ou même par douzaine (avant 2001). Je me rappelle aussi régulièrement ce bref moment du matin du 11 juin 1989 au Mans, quand j’ai vu -ou plutôt entendu- passer quasi simultanément dans la ligne droite des stands deux Mazda 767B encadrant une Aston-Martin AMR1. Un trop bref concerto pour quadrirotors hurlants et V8 borborygmant, quelques secondes d’une sublime combinaison des contraires qu’on a dégustées à s’en faire saigner les oreilles avec l’ami Jo. Pour notre première épreuve mancelle, il n’était pas question de gâcher un tel plaisir avec des tampons en mousse. Une précaution qui s’avéra totalement inutile quand j’y suis retourné en 2008, tant le V12 5.5 Turbodiesel de l’Audi R10 victorieuse paraissait enroué...

Autant vous dire qu’avec les actuels V6 turbo propulsant les monoplaces d’Hamilton ou Verstappen, je suis profondément malheureux. D’autant plus que je me fiche éperdument que les "power units" équipant la crème de la crème de la compétition automobile cherche à ressembler aux éconoboîtes que nous roulons au quotidien, avec leurs 1.600 centimètres cube. Le jour où j’aurai envie voir des mécaniques de série se tirer la bourre, j’irai m’assoir sur le bord du périf, pas sur les gradins de Spa. D’ailleurs ce n’est certainement pas le downsizing turboté qui convaincra les écolos des vertus de la compétition automobile, eux qui trouveraient encore à redire si on équipait les monoplaces du dimanche d’un monocylindre de 50 cm³. Bref, on ferait de mon point de vue mieux d’assumer les quelques hydrocarbures brûlés au nom du Sport auto, et de récupérer la bande-son.

La beauté
D’accord, toutes les voitures de courses sont loin d’être des (Grands) Prix de beauté. Si vous n’avez jamais vu la Cadillac "le monstre" qui disputa le Mans en 1950, ni l’Ensign N179 dans sa version initiale qui eut néanmoins le bon goût de ne durer que le temps de quelques courses lors du Championnat de F1 79, jetez donc un coup d’œil aux photos de bas de page. Et ne me remerciez surtout pas de vous les avoir fait connaitre.

Mais personne ne contestera l’idée qu’il existe une esthétique propre à la compétition. A commencer par celle des voitures "coursifiées", d’autant plus facile à apprécier qu’elle donne du peps à des modèles largement diffusés. L’augmentation des voies, accompagnées d’un bodybuildage en règle des ailes, l’abaissement de la garde au sol, l’ajout d’appendices aérodynamiques et de roues démesurément larges au déport prononcé constituent autant d’opérations de chirurgie esthétique -mais parfaitement justifiées par la fonction- à même de transformer la plus planplan des berline familiale en véritable pin-up motorisée. Songez Renault Laguna BTCC 1994, ou Peugeot 306 Maxi de la fin du siècle dernier pour ne donner que deux exemples bien de chez nous.

Mais surtout, il y a les "vraies" voitures de course. Celles qui n’ont pas d’autre raison d’exister que la recherche absolue de la performance, réalisées sans le moindre compromis. Bien sûr, on songera immédiatement aux protos du Mans dont certains constituent de véritables œuvres d’art mobiles, comme la Ferrari P3 ou plus récemment la Sauber-Mercedes C11. Mais j’avoue apprécier aussi les monoplaces de Formule 1 récentes, à l’esthétique certes moins évidente, mais dont l’amateur averti appréciera les formes complexes dictées par des impératifs éoliens. D’ailleurs, quand le Grand-Prix se fait monotone, c’est dans les images au ralenti de ces drôles d’insectes motorisés se contorsionnant sur les vibreurs que je trouve mon plaisir.

La Glisse
L’annulation du Grand Prix de Belgique de cette année est d’autant plus frustrante qu’elle se produisit précisément par la faute de celle qui aurait dû en assurer le spectacle. Parce que la pluie nous ouvre une fenêtre nostalgique sur une époque où les voitures de course n’étaient pas rivées au sol par l’adhérence phénoménale générée par l’aérodynamique d’aujourd’hui. A comparer les vidéos de l’Alpine A110 qui gagna le Championnat du Monde des rallies en 73 et la R-GT d’aujourd’hui, on se rend clairement compte de ce qui caractérisait les voitures de course de l’époque : elles dansaient ! Et pour des raisons que seule la psychologie saurait peut-être expliquer, l’homo mechanicus éprouve une satisfaction sans pareille à voir une voiture en glisse. Un sentiment qui loin de l’éloigner de ses semblables, le rapproche au contraire des skieurs, skateurs, surfeurs ou tout simplement des gamins qui, jouant sur la neige, s’amusent à dépasser les limites supposées de l’équilibre.

J’ai conscience de ce que mon discours peut avoir de passéiste, voire de paradoxal. Comment en effet, exiger des F1 modernes qu’elles continuent de fréquenter les sommets de la technologie tout en revenant à la glisse que pratiquaient leurs devancières ? Que mes lecteurs me pardonnent de les laisser se débrouiller de la dissonance cognitive dans laquelle je viens pourtant moi-même de les placer, mais qu’ils ne comptent pas sur moi pour résoudre une telle équation. En revanche, lors du prochain Grand-Prix se disputant sous une pluie suffisamment raisonnable pour ne pas en interdire le départ, je ne pourrai m’empêcher de penser en m’adressant à la fois aux monoplaces à ceux qui les conduisent : "Eh bien dansez maintenant !"

Je vous laisse : il faut vraiment que j’appelle mon pote Jo pour savoir ce qu’il en pense.

 

[1] World Rally Championship

[2] l’homme à l’origine des moteurs qui firent le succès de Renault en Formule 1

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Réactions

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La 306 était maxi et non WRC, petite coquille. Mais quel bonheur que ses envolées à 10000 rpm ! Mais c'est clair qu'à l'époque, c'était autre chose et ça bougeait... Et la Mazda, même si j'étais trop jeune, n'était-ce pas la 787B plutôt que 767B ? Moi c'est Gran Turismo qui me l'a fait connaître :-)

Je me retrouve un peu dans le premier paragraphe, où je me levais également à des heures inavouables pour ne pas rater un grand prix.

C'est à la fin des années 2010 que j'ai fini par décrocher totalement après avoir pris du recul progressivement. Avoir rendu l'accès à la diffusion payante a achevé ce qu'il restait. Mais je n'aime pas la tournure que ça a pris, je ne ressens plus aucune magie dans ce sport...

En France, le rallye a toujours souffert d'un manque de médiatisation criant et c'est dommage car le spectacle valait le coup. Nos amis des médias belges étaient bien meilleurs sur ce sujet.

J'aime toujours l'automobile aujourd'hui, mais différemment. Même si la Formule 1 a contribué à faire naître cette passion, c'est une page que j'ai totalement tourné et qui ne me manque pas.

J'admire toutefois ceux qui gardent la flamme allumée :-)

Merci pour cette chronique

Seb 16S, Le 09/09/2021 à 07:01

Ligier JS5 Interlagos 1976 : extravagante ou laide ?
Efficace ou disproportionné ?
Aboutissement aero…

Christian Janson, Le 09/09/2021 à 08:13

Jour d’hommage à Bebel le magnifique et toute cette famille bonté,ils aiment la bagnole aussi chez les Belmondo!
Mon meilleur souvenir ….certainement Dijon et la première victoire Renault et surtout la bataille du podium entre René et Villeneuve,j’étais spectateur dans le raidillon ,incroyable Baston avec les roues se touchant à chaque tour devant moi.
Merci aussi pour ces Jeudis rétro,bravo Bebel et je regretterais toujours que l’académie des Cesars n’ait pas choisi le Papa de Bebel pour récompenser les acteurs au lieu de cette compression immonde….salut l’artiste fidèle parmi les fidèle

Alain Boise, Le 09/09/2021 à 08:31

J’adore la F1 ….. même si il y en beaucoup à dire ….. la musique, la danse, l’esthétique, les playmates …. Ah … celles du Mans !
Mais je suis un vieux schnock qui ne comprend rien !!!!
Bravo pour l’article ….

Claude Makowski, Le 09/09/2021 à 08:49

J’adore la F1 ….. même si il y en beaucoup à dire ….. la musique, la danse, l’esthétique, les playmates …. Ah … celles du Mans !
Mais je suis un vieux schnock qui ne comprend rien !!!!
Bravo pour l’article ….

Claude Makowski, Le 09/09/2021 à 08:49

Eh oui nous lisions "Gagner au Mans" et nous nous levions effectivement la nuit pour regarder Mansell éclater son pneu et perdre le championnat, mais depuis une trentaine d'années la F1 est morte !
F1 que nous adorions et que la France entière regardait en famille le dimanche sur TF1 avec les commentaires de Giroux et après l'horrible gateau à la crème au beurre du pâtissier de Tata Simone, la F1 est bien morte et devenue une drôle d'affaire privée d'un microcosme de passionnés.
Morte de lassitude et d'ennui et d'un règlement inadapté qui a laissé un seul champion et une marque tout gagner pendant 10 ans, morte du même règlement qui faisait que la course se gagnait grace aux mécaniciens dans les stands, morte d'une absence quasi totale de spectacle sur la piste qui aboutissait à ce que l'Equipe mette en première page LE dépassement de la journée, voire de la saison, comme un exploit extraordinaire jamais vu, morte d'organisateurs et de média avides d'argent qui ont rendu tout cela bien payant et verrouillé et finalement morte car elle ne pouvait plus représenter l'aboutissement et le rêve de chaque jeune pilote, s'il n'avait pas un papa millionaire pour l'y emmener.
Mais la F1 mieux organisée aurait-elle survécu à l'évolution des moeurs et consciences qui font que les sports mécaniques sont devenus des sports sales, bruyants et polluants avec des thermiques en voie de disparition ?
J'ai bien essayé de regarder et de me raccrocher à formule E, pour voir, qui semble devoir logiquement être la future F1, avec plus de grandes marques présentes que la F1, et est offerte gratuitement pour l'instant, mais la magie n'existe pas non plus pour cette catégorie avec l'impression d'un championnat de seconde zone couru en ville entre des barrières sur des circuits dignes d'une endurance Solex.
En attendant le seul spectacle du genre qui en vaille la peine est le moto GP où toutes les grandes marques, sont présentes et où il y a un vrai spectacle et une vraie folie à l'ancienne qui rappelle les grandes heures de la F1.
A condition que le streaming russe pirate fonctionne car pour le direct il faut encore et de nouveau payer, payer... alors que j'ai supprimé tous mes abonnements à tout dont le montant total devenait déraisonnable au vu des spectacles et services donnés et du temps d'utilisation.
Du coup la nuit, je dors...
;0)

Lucos , Le 09/09/2021 à 09:22

J'aimais beaucoup Mansell dont les mécaniciens disaient qu'avec une voiture réglée ou pas, il faisait toujours le même temps...
Donc un grand pilote !
;0))

Lucos , Le 09/09/2021 à 09:35

Je vous trouve bien amer êtes vous .....si vieux?
Ocon fils de milliardaire....,vous êtes un grand comique méconnu ((((

Alain Boise, Le 09/09/2021 à 10:13

A la lecture des commentaires, je m'aperçois que "c'était mieux avant".
Ha.... José Rosinski et Gérard Crombac nous ont fait adorer la F1.

Merci Jean-Philippe, je me suis tellement marré à lire le passage sur le cocker en survirage ! Formidable, vécu maintes et maintes fois, et pas qu'avec des cockers.

Bruno Haas, Le 09/09/2021 à 10:39

En me regardant le nombril...je me suis dit pourvu qu'il n'appelle pas le mauvais Jo...
même si l'auteur de l'article mérite le Goncourt des voiture ...mais coté F1 je me suis souvent lassé devant la télé...et je me rappelle que des morts sur le circuit !!
Conclusion, la F1 a ruisselle encore avec certains dispositifs de sécurité vers l'automobiliste lambda qui meurs moins sur la route grâce à cela...mais n'a pas résolu le problème de l'alcool même s'ils foutent le champagne par terre à la fin de chaque course !!
Est-ce que nous allons tous pouvoir régler ce problème avec la voiture autonome ??...tchin, tchin !!

Durand Pierre, Le 09/09/2021 à 10:56

Je partage pour beaucoup ce qu'on peut lire dans cet article et les commentaires.
Je me rappelle effectivement, étudiant, avoir mis le réveil très très tôt pour regarder avec mon binôme le GP de Suzuka où Senna et Prost se tiraient la bourre. Mais à la fin du 1er virage Senna avait gagné le championnat en jouant aux auto-tamponneuses avec Prost. Résultat on s'est recouché extrêmement déçus par cette non combativité à la loyale ! L'année suivante, Alain lui rendit la monnaie de sa pièce : jubilatoire !
Ensuite les fameuses Mazda Wankel qui tournaient entre 20 et 30 000 rpm... ça sifflait dur, surtout aux côtés des gros V12. Quelle diversité mécanique et technologique. Tout le monde disait que le Wankel était peu fiable. Mais quand on gagne au Mans, on démontre vraiment le contraire. Ce qui m'a conduit des années plus tard à m'en payer un de Wankel. Quel plaisir cette RX8, où sans rupteur le moteur n'en finirait pas de monter dans le tour. Et tout ça pour un prix très raisonnable.
Ensuite je suis d'accord avec nombre d'entre vous : la F1 n'a plus guère d'intérêt aujourd'hui. Et en plus il faudrait payer ? Jamais je ne payerai quoi que ce soit pour regarder la télé (ni un film, et encore moins du sport fusse-t-il mécanique). Et si tout devenait payant... ben je vendrai ma télé.

Fred Et Rick, Le 09/09/2021 à 11:07

Alain,
rappelez-nous SVP le budget pour déjà avoir une chance de devenir champion de France de Kart SVP ?
Merci bien.
;0)

Lucos , Le 09/09/2021 à 11:21

Que des gens lucides ce matin...les uns qui nous parlent de mauvaises habitudes de télè payante...et d'autres du pognon de dingue à dépenser pour devenir champion ne serait-ce que de Kart !!
Que les organisateurs de fiestas véreuses se méfient désormais...ils fatiguent même les tiffosi et les aficionados !!
Le merveilleux cirque se trouve maintenant chez certains constructeurs auto, qui avec de nouveaux outils informatiques super avancés, ne font plus de "mokes" à présenter dans les salons, mais peuvent faire totalement de A-Z un concept parfaitement roulant qu'ils peuvent vendre à un seul exemplaire à un fada super richissime à partir de la somme ridicule de 10 millions d'euros !
Mieux, chez Musk il peut nous faire aussi une fusée à un seul exemplaire, mais le prix n'est pas le même !!
Soyez blasés les gars !!

Durand Pierre, Le 09/09/2021 à 11:50

Très belle première partie de COMMENTAIRE de "Lucos" (j'espère que Tata Simone est toujours là) ... !

Comme Bruno, comme Fred Et Rick des souvenirs partagés aussi ...
Bien vu à Seb 16 S pour la 306 Maxi ... Il est vrai qu'elle est sortie tout récemment de sa naphtaline grâce à la passion persistante de Sébastien ... Loeb ...

Malgré quelques licences poétiques, le "papier" de Jean-Philippe Thery transpire quand même "la pazion de pazionnés" et c''est bien là le principal ... !

Bruno a évoqué ses belles heures de sport toto avec Gérard Crombac et José Rosinski ... Pour ma part, quand j'entends parler du "Grand Jo", cela m'évoque plutôt Schlesser que quiconque d'autre ...

Sinon, tout ce qui est dit sur le spectacle (payant) de la Formule 1 me semble assez juste ...
Sans mésestimer le WRC ou le championnat de France des Rallyes ... L'Endurance et particulièrement, Le Mans, offre un très beau spectacle ... Il n'est que de voir les passionnantes "battles" en LMP2, GT AM ou PRO ces dernières années ... sans négliger les répliques "offertes" en LMP1 par Rebellion ou Glickenhaus, ces deux dernières années (le thème éternel du petit David contre l'hénaurme Goliath) ... La "pazion" ... Toujours ...
;0)

Ade Airix, Le 09/09/2021 à 12:32

Petit clin d'oeil au pêcheur breton, "amoureux pas transi des nAlpine", vu son hommage ...

... Arnaud Belloni a ressorti, avec l'à propos qui le caractérise, une photo de Bébel montant dans une R5 Alpine (phase 1 pour les "historiens') de la "belle époque" pour l'exposer sur le stand de la marque au losange sur le salon de Munich ... Ce ne fût pas sans doute pas la "monture" la plus prestigieuse qu'il ait conduite mais c'est certainement l'une des plus "sympathiques" ...

;0)

Ade Airix, Le 09/09/2021 à 12:45

Mais Bébel avait déclaré : ma cascade préférée était celle avec la Fiat Uno dans Joyeuses Pâques en 1984.
Faut avouer que ce n'était pas de la tarte fadasse.

Bruno Haas, Le 09/09/2021 à 12:49

Je pense que la poursuite dans Athènes entre belmondo (Fiat 124 Special) et Omar Sharif (Opel Rekord) dans "le Casse" reste un monument du genre avec des dialogues de fin énormes alors que Azad est coincé dans une impasse; "ne me dites pas quand même que je roulias à 70...."
;0)

Lucos , Le 09/09/2021 à 13:17

Comme Alain ne répond pas, pour courir en kart à partir de 8 ans en minimes/cadets et avoir une vraie chance de gagner, donc de se faire connaitre, les parents de Ocon ont dépensé 40k€/an (3300€/mois !). A partir de 13 ans il fallait 100 k€ et toujours pour avoir une chance de gagner donc de trouver une structure qui prennent ensuite en charge tout ou partie. Il y a donc bien une belle sélection par l'argent dans ce sport et malheureusement pas par le talent. L'investissement de départ est énorme et sans grande chance de réussite très souvent.
La Fédé aurait dû revoir cela depuis des années pour en diminuer très drastiquement les coûts, au moins jusqu'au palier des 16 ans.
;0)

Lucos , Le 09/09/2021 à 13:38

... Oui pour les cascades dans le Casse .... La Fiat 124 et ses dérivés étaient de bonnes "clientes" pour les cascades de Rémy Julienne dans les années 70/80 ... Un bon partenariat aussi sans doute qui se poursuivit au delà (sic la Fiat Uno de "Joyeuses Pâques"
;0)

Ade Airix, Le 09/09/2021 à 13:52

C'est dingue...ils sont intarissables !!

Durand Pierre, Le 09/09/2021 à 14:10

Seuls les "pazionnés" ...
;0)

Ade Airix, Le 09/09/2021 à 14:15

Et encore là, on se retient !
;0))

Lucos , Le 09/09/2021 à 14:37

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