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Analyse - 11/02/2021

J’veux plus d'cuir

Aujourd’hui, on reste à la surface des choses cutanées, même si une certaine profondeur d’analyse s’impose pour un sujet à fleur de peau…

J’veux plus d'cuir

Bugatti Royale "Coupé Napoléon" : elle m’a fait attendre.

Auteur : Jean-Philippe Thery

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Je l’ai vue deux fois.

Notre première rencontre eut lieu le 29 juin 2008, à l’occasion d’un concours d’élégance organisé au Parc de Saint Cloud. Moi qui déteste attendre, j’ai fait la jambe de grue durant trois bonnes heures avant qu’elle ne daigne enfin paraître. 6 mètres d’une démesure parfaitement proportionnée, manœuvrant avec une grâce qu’un tel gabarit aurait dû rendre impossible.

Il m’a fallu tendre l’oreille pour écouter le souffle de son huit cylindres en ligne de douze mille sept cent soixante-trois centimètres cube, si léger qu’il était couvert par le chuintement sur les cailloux des pneumatiques enserrant les énormes jantes alliages. Quand elle s’est arrêtée à l’emplacement qu’il lui avait été préparée sous une taude blanche, j’avais juste devant moi la Bugatti Type 41 "Royale" nº de châssis 41100. Le fameux Coupé Napoléon.

Et moi qui n’aime pas attendre, j’ai dû patienter 10 ans presque jour pour jour avant de la revoir sur la moquette de la Cité de l’Automobile à Mulhouse. Toujours aussi majestueuse bien qu’immobile, elle y réside de façon permanente en compagnie de la Limousine Park-Ward (qui la carrossa), estampillée 41131. Parce qu’elle n’intéressa aucune de ces têtes couronnées à qui elle était sans doute trop ostensiblement destinée, la type 41 ne fut produite qu’à 6 exemplaires, en plus du prototype qu’Ettore Bugatti lui-même détruisit après s’y être endormi à son volant. Un échec commercial que le "patron" sut convertir en opportunité, grâce aux 88 exemplaires du fameux autorail Bugatti, équipé de 4 moteurs de Royale.

Des quelques mètres carrés qui les séparent, unique endroit au monde où se tenir entre deux Bugatti Royale, on peut observer que leur intérieur présente la même banquette conducteur tendue de cuir, alors que celle des passagers à l’arrière est garnie de tissu. Une caractéristique parfaitement compréhensible sur un Coupé Chauffeur qui tient ses passagers au chaud, mais dont l’automédon exposé aux intempéries doit compter sur l’imperméabilité des coussins sur lesquels il pose son séant.

Rien de tel pourtant s’agissant de la limousine qui protège tous ses occupants, et dont seule la séparation chauffeur se charge de rappeler son rang à chacun. L’unique explication plausible que j’ai trouvée à cette apparente bizarrerie, c’est qu’à bord de la Type 41, le cuir revêtait non seulement le crin de cheval utilisé à l’époque, mais aussi déjà une signification sociale.

Sauf que le derme de vache était alors destiné au petit personnel, pendant que le haut patronat pétait dans le velours à motifs. J’ignore quand s’est produite l’inversion de valeurs qui veut qu’aujourd’hui, on n’imagine pas l’habitacle d’une automobile visant un certain standing sans le sacrifice de 3 à 5 bovidés. Parce qu’il nous est inimaginable d’envisager l’intérieur d’une Bentley, Jaguar ou Maserati -pour ne citer que celles-là- sans l’inévitable "Connolly". Fondée en 1878, la célèbre firme britannique s’est occupée dès 1912 d’habiller l’intérieur des "horseless carriages", s’assurant grâce ainsi un quasi-monopole d’image sur cette activité très spécifique. Une domination quelque peu vacharde pour ses concurrents, dont je ne connaissais guère que la Maison Costil anciennement sise à Pont-Audemer dans l’Eure, et dont j’ai appris qu’elle avait malheureusement cessé ses activités en 2005.

Mais tout ça procède d’une vision un peu désuète, depuis que l’oxymorique concept de "démocratisation du luxe" a mis l’intérieur cuir à portée d’un nombre croissant de bourses, garantissant ainsi que le peuple aura sa peau. Il y a en effet bien longtemps qu’on voit fleurir le pleine fleur sur des automobiles à vocation pas franchement élitiste, et de nos jours il n’y a pas jusqu’à Dacia qui ne fasse dans le maroquinage. Pour la modeste somme de 600 euros, la marque vous propose en effet un intérieur cuir sur le Duster dès la version 90 Tce Confort.

Autant dire qu’en l’espèce si l’option coûte la peau d’un cul, c’est celui de la vache et pas de l’acquéreur qui voit son portefeuille en croûte ainsi préservé. Ce dernier n’aura d’ailleurs aucun mal à faire passer dans la négo les 3,7% que représentent le coût de l’option par rapport aux 16.400 euros du véhicule, à moins qu’il ne préfère s’acquitter d’un supplément mensuel de 22 euros (LOA 61 mois sans apport).

Le luxe n’étant plus ce qu’il était, on se contentera d’évoquer avec nostalgie une époque pas si lointaine où les modèles économiques du même groupe avaient la décence de faire payer significativement plus cher leur niveau de finition garni de peau, tout en signalant leur prétention à un certain statut par une appellation évocatrice : Baccara dans un premier temps, puis Initiale quand la coupe fut pleine pour la cristallerie homonyme qui intenta et gagna un procès en détournement de haut de gamme.

Pour entretenir l’illusion, mieux vaut d’ailleurs ne pas consulter le texte auquel renvoie l’astérisque accompagnant la liste des équipements du SUV roumain, lequel stipule : "Sellerie cuir/TEP avec revêtement cuir (d’origine bovine) présent sur la partie centrale de l’assise et du dossier".  TEP ou "Tissu Enduit Plastique", autrement dit le truc constituant une bonne partie de la belle sellerie d’origine animale. Que voulez-vous, il n’y a pas qu’en matière de dessous affriolants que le vinyle constitue une alternative au matériau noble, et peut-être fallait-il mieux ne pas trop rêver pour 600 euros, même si je connais des marques plus prestigieuses qui ne font pas tellement mieux

Si vous vous êtes senti(e) potentiellement floué(e) par la sellerie de votre automobile à la lecture du paragraphe précédent, je vous déconseille de poursuivre. Mais si vous préférez l’autoflagellation, vérifiez tout de même la composition des lanières du fouet. Parce que s’il est vrai que le cuir dans une voiture, c’est beau, avouez également que c’est complètement c*n. J’ai encore souvenir de la douleur ressentie il y a bien des années en me laissant tomber dans le baquet de la voiture dont le thermomètre affichait 9 degrés négatifs.

Ayant fuit ce genre de désagrément pour le Brésil, j’ai alors eu plus qu’à mon tour l’occasion de me brûler l’arrière des cuisses -là où la peau est la plus fine- en m’installant en bermuda à bord d’une auto laissée plusieurs heures sous un soleil de quarante et quelques degrés, tout ça pour ne pas être fichu d’en saisir le volant. Sans compter que même lorsque la température est amène, le revêtement glissant vous envoie dans le panneau de porte au premier virage à droite un peu appuyé.

Aux avocats du diable et du cuir qui m’opposeront les sièges chauffants ou ventilés, je rappellerai combien le surpoids de ces équipements est malvenu dans des autos touchées par l’embonpoint, et que la surconsommation électrique est à proscrire dans un contexte de transition énergétique. Se geler le fessier ou pousser une voiture à la batterie raplapla, voilà le genre d’alternative qu’il serait sans doute bon d’éviter.
Quand aux parents persuadés que le cuir se nettoie plus facilement que le drap en cas d’incident, je rétorquerai que personne ne les oblige à filer des sablés nappés de chocolat à la créature qui occupe le siège Isofix, et que lui faire ingurgiter des aliments dans un véhicule en mouvement constitue le meilleur moyen de provoquer des rejets stomacaux. Sans compter qu’une civilisation suffisamment avancée pour envoyer des objets de toutes sortes dans l’espace, doit tout de même être capable d’appliquer les traitements anti tâche qui vont bien à la sellerie tissu d’un SUV familial.

De toutes façons, tout cela n’aura bientôt plus la moindre importance, puisque Mini vient d’annoncer que ses voitures se passeraient bientôt de cuir. C’est Oliver Heilmer, patron du design de la marque saxonne qui nous le révèle dans les colonnes d’Autocar en indiquant que : "Nous n’aurons plus besoin de cuir dans le futur, parce que nous ne croyons pas qu’il soit durable. Nous sommes absolument convaincus que nous aurons des produits modernes et de grande valeur sans cuir". Voilà une décision plutôt gonflée quand on sait que 54% des clients britannique de la marque optaient pour une sellerie organique, mais qu’Heilmer juge cohérente avec les 70% de rembourrage et 100% de tissus composés de matières recyclables déjà utilisés pour les sièges vache-free de la marque.

Chez Mini, on s’est probablement inspiré de l’expérience de la maison mère, puisque BMW propose un substitut au cuir de ses intérieurs depuis 1975, désigné comme "leatherette" ou "vinyl" jusqu’en 2014. Avec une nomenclature aussi ringarde, on comprend qu’à Munich, on ait depuis rebaptisé "Sensatec" le mélange recyclé de laine et d’autres matériaux teints avec des colorants végétaux. Réputé plus résistant à l’usure et plus facile à nettoyer que le cuir, le Sensatec fait l’objet d’un intérêt croissant de la part d’une clientèle qui tient à garder les fesses propres sur les questions environnementales.

Même démarche chez Volvo, avec dissonance cognitive en plus, puisque si le client peut opter pour une alternative tissue, alcantara ou faux cuir, le web site US du constructeur vante sa collaboration de plus de 30 ans avec la maison écossaise "Bridge of Wear", dont les activités de tannerie remontent à 1758. Et moi du coup, je viens de trouver mon alternative à Connolly.

Mais personne ne s’étonnera que Tesla soit la seule marque qui a devancé Mini dans sa décision radicale de supprimer totalement les peaux de bête mortes à bord de ses modèles. Après avoir proposé une option "cuir synthétique" sur les S et X, celle-ci est passée au plastique intégral sur l’ensemble de sa gamme à la sortie du Modèle 3. De quoi provoquer un satisfecit de l’ONG PETA (People for Ethical Treatment of Animal), sous forme d’un communiqué félicitant le constructeur de Palo Alto pour ses habitacles végans, terme que celui-ci s’est pourtant bien gardé d’employer dans sa communication d’ailleurs plutôt discrète sur le sujet.

Reste à voir si l’organisation actionnaire de Tesla décernera les mêmes lauriers au Fisker Ocean, un SUV qui prétend concurrencer le Modèle X. En plus de son design plutôt réussi et d’un prix annoncé compétitif, celui-ci va en effet encore plus loin dans le concept, puisqu’à l’inévitable cuir synthétique s’ajoute une moquette composée de filet de pêche recyclés, et de garnitures en "Dinamica", une imitation de nubuck composé de bouteilles en plastoc et textiles de récup.
En utilisant le contenu des poubelles pour son Ocean, Henrik Fisker pratique donc une espèce de retour à l’envoyeur audacieux, puisqu’il faudra tout de même que le designer des BMW Z8 et Aston Martin DB9 veille à préserver l’aspect haut de gamme de son habitacle, en plus de s’assurer que son modèle soit vraiment produit.

Quant à moi, je m’aperçois au moment de conclure que je me suis mis dans de beaux draps avec une chronique pareille. Parce que l’allusion récurrente au véganisme sur ce thème, que je prenais pour une simple analogie au moment où j’ai commencé à rédiger, est en fait cohérente. Mais elle est également restrictive, si l’on se rappelle que le cuir -particulièrement celui de bovidés utilisé par l’industrie automobile- est un co-produit de la chaîne et de l’industrie alimentaire. De fait, on ne massacre pas les bœufs juste pour décorer l’habitacle de votre Aston-Martin ou de votre Duster. En l’espèce, pas de viande, pas de peau.

Afin que mon propos soit clair, rappelons que le véganisme exclut toute forme de consommation impliquant de façon directe ou non une souffrance animale. Moins radicaux, les végétariens se contentent d’exclure la chair animale quelle qu’elle soit de leur régime alimentaire, ce qui pourrait tout de même les amener à refuser de se vautrer dans la peau des bagnoles, en vertu de la relation énoncée précédemment.

En ce qui me concerne, je me sens toujours libre de proclamer "j’veux du cuir", n’ayant pas encore exclu le steak de mon assiette. Mais si j’dis ça, je casse mon image auprès d’une part grandissante de la population, représentant aujourd’hui entre 6 et 10% des européens, et plus dans certains pays (11% en Allemagne). On comprend donc que les constructeurs automobiles en tiennent compte, surtout si la matière première animale venait à se faire plus rare avec une consommation carnée en diminution. Mais la démarche de ceux laissant le choix à leurs clients me paraît tout de même plus cohérente que celle de Mini ou Tesla, qui le leur imposent.

Cela étant dit, et même si on aime le cuir, il nous faut à mon sens remercier nos amis végétariens (j’en ai), qui poussent les constructeurs à mettre au point des produits innovants et recyclés pour cultiver la beauté intérieure de leurs automobiles, sans recourir sempiternellement aux mêmes solutions.

J’attends d’ailleurs avec impatience que ceux-ci nous proposent des trucs vraiment nouveaux, plutôt que de persister dans l’imitation à base de dérivés de pétroles, qualifiée -appréciez l’ironie- de "cuir écologique" au Brésil. Le faux cuir synthétique, un truc qui me paraît aussi bizarre que de vouloir simuler le goût de la bidoche avec des aubergines, plutôt que d’en apprécier la saveur propre.

Et pour revenir à Bugatti, à défaut d’une nouvelle Royale qui n’aurait pas plus sa place aujourd’hui que dans l’Europe sinistrée par la crise de 29, je me demande quand nous verrons enfin la première Chiron avec intérieur végan.

Mais allez savoir si elle n’existe pas déjà…

 

PS : Pour mes lecteurs les plus jeunes, qui ne connaissent pas Alain Souchon 

PS2 : La Cité de l’Automobile à visiter absolument si vous prétendez l’aimer

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Réactions

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Les champs suivis d’une astérisque sont obligatoires.

Fiat a aussi développé ce concept sur la 500 avec un ecocuir et des fibres issues de plastique matin recyclé.
;0)

Lucos , Le 11/02/2021 à 06:21

Marin..

Lucos , Le 11/02/2021 à 06:48

Merci pour cet article.
Le cuir n'est plus vachement tendance ?
A moins de vouloir prendre le taureau par les cornes ?
;-)

Clerion , Le 11/02/2021 à 08:36

Cuir ou latex SUR les rondeurs féminines me font (encore) le même effet .
Les toits recouverts de cuir ou de vinyl n’ont eu aucun succès...
C’est bien la preuve que la femme n’est pas qu’une carrosserie mais possède aussi un rayonnement affectif au delà des formes sensuelles.
Qui en aurait douté?

Bernard Oustric, Le 11/02/2021 à 08:38

Un prochain article sur le caoutchouc, tendance ou tendancieux ?
Mais cette fois ci, nous allons avoir du mal à nous en passer, je parlais des voitures, bien sur...
;-)

Clerion , Le 11/02/2021 à 08:46

Les femmes (et même les hommes ) en Rodier c'est aussi bien !!

Durand Pierre, Le 11/02/2021 à 10:10

Vous allez vous faire attraper par la patrouille avec de tels commentaires.
;0)

Lucos , Le 11/02/2021 à 10:21

Par la patrouille féminine, en latex et avec un fouet, comme dit Bernard plus haut ??

Durand Pierre, Le 11/02/2021 à 11:53

Comme vous le dites, 11% des gens ne veulent plus de cuir naturel.
Et si on arrêtait de se faire e......r par la minorité.
Respectons leur conviction et laissons les utiliser les matériaux qu'ils veulent et de grâce qu'ils fassent de même.

Hervé De Labriffe, Le 11/02/2021 à 12:02

… 11% ? … c'est effectivement faiblard comme "majorité qui s'impose à tous"

Plusieurs commentaires "sentent bon" la chanson de Jonas Michel ... "j'veux du cuir"
;0)

Ade Airix, Le 11/02/2021 à 12:29

Contrairement à ce que dit Jean-Philippe, la conso de bidoche est en hausse sur la planète. On peut le déplorer, ou pas. Une fondue bourguignonne avec du côte du Rhône ; la vache !
Que va-t-on faire de toutes ces peaux de bovidés ? Les brûler ?
A mort le plastic, vive le cuir, vive les bagnoles anglaises, vive le Connolly, et vive la Reine.

Bruno Haas, Le 11/02/2021 à 12:43

Et pour les chaussures, on fera comment sans le cuir ?
Ils mettent quoi à leurs pieds les vegan ?

Clerion , Le 11/02/2021 à 12:49

Je crains que les "baskets" en vieux pneus recyclés soient la solution choisie par les d'jeunes.

Bruno Haas, Le 11/02/2021 à 14:01

Jean-Philippe l'a mis en "PS", c'est Souchon "j'veux du cuir!" !
Pour ma part, à part le chachlick mercerisé...
;0)

Lucos , Le 11/02/2021 à 14:20

Chachlick mercerisé, dites vous, vot' sérrrénité ... ? … Hum, Sadate du canal de Suez, l'histoire
ou presque …

PS : Pour les lecteurs les plus jeunes, qui ne connaissent pas Pierre DAC ou Francis Blanche, alors
;0))

Ade Airix, Le 11/02/2021 à 16:25

J'ai fait hier un peu de route au volant de mon AM V8 Vantage.
V8 32 soupapes à la sonorité envoutante et cuir partout (sauf le ciel de pavillon en alcantara), que du politiquement incorrect, mais quel bonheur......
Comme l'a dit Bruno, vive les anglaises.....et leur raffinement automobile d'une époque que certains aimeraient révolue.

Jean-Marc Peyrichou, Le 12/02/2021 à 19:20

Bravo Jean-Marc, ton choix est excellent.
Mon pote Jean-Philippe T que tu connais aussi roule Aston Martin depuis pas mal d'années, quand il n'est pas dans son Range.
Tu as peut-être lu que j'avais eu la chance de rouler dans la Rapide S, quelle bagnole, quelle sonorité !
Pour moi Aston Martin est un peu le mariage d'une Rolls et d'une Ferrari.

Bruno Haas, Le 12/02/2021 à 20:13

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