Publicité
Publicité
Constructeurs - 15/05/2024 - #Renault , #Tesla , #Alfa Romeo , #Byd , #Dacia , #Jeep , #Mg , #Peugeot , #Stellantis

Automobile : Stellantis ouvre l'Europe aux électriques chinoises de Leapmotor

Par AFP

(AFP) - Le constructeur automobile Stellantis va ouvrir les portes de l'Europe à son partenaire chinois Leapmotor, pour mieux se positionner sur le secteur des voitures électriques à prix plancher.

La coentreprise formée par Stellantis et la start-up chinoise Leapmotor va livrer ses premières voitures électriques au marché européen en septembre, ont indiqué ses dirigeants mardi.
Le groupe italo-franco-américain avait levé le pied en Chine après plusieurs déconvenues sur le premier marché automobile mondial avec ses grandes marques.
Mais le groupe de Carlos Tavares a finalement préféré prendre les devants face aux constructeurs de véhicules électriques chinois comme BYD ou MG, et "faire partie de l'offensive plutôt que d'en être une victime", avait expliqué le dirigeant fin 2023. 

Stellantis a acquis 20% de la start-up chinoise Leapmotor, encore inconnue en Europe, bien qu'elle vende 10.000 voitures par mois en Chine. 
Les deux partenaires ont fondé une coentreprise produisant des véhicules électriques pour l'international, qui livrera ses véhicules à partir de septembre en France, Italie, Belgique, Allemagne, Espagne ou aux Pays-Bas.
Cette coentreprise "nous permet d'accélérer la mise sur le marché de véhicules électriques intelligents et abordables", a déclaré Carlos Tavares lors d'une conférence de presse conjointe à Hangzhou (est), ville d'origine de Leapmotor.
   
Entrée de gamme
Deux modèles inaugurent l'offre : la petite T03, avec son autonomie limitée de 265 kilomètres, et le plus classique SUV C10. Deux berlines et deux SUV devraient suivre dans les prochaines années.
La T03 devrait ouvrir la gamme de Stellantis, en étant moins chère que la nouvelle Citroën C3 (fabriquée en Slovaquie), soit moins de 23.000 euros (hors bonus), a confirmé M. Tavares. 
Outre ses concurrentes fabriquées en Chine comme la Dacia Spring, la petite Leapmotor affronterait ainsi la future Renault Twingo ou la Tesla d'entrée de gamme.
"Nous allons pouvoir apporter plus rapidement sur nos marchés des véhicules électriques abordables qui contribueront non seulement à la croissance rentable de Leapmotor, à la croissance rentable de Stellantis (...), mais qui contribueront aussi plus rapidement et plus efficacement à la résolution du problème du réchauffement climatique que nous devons résoudre", a relevé M. Tavares.   

Les deux modèles Leapmotor devraient être en vente dans 200 concessions de Stellantis et de partenaires d'ici la fin 2024, et 500 sites en 2026, aux côtés de Citröen, Peugeot, Jeep ou Alfa Romeo, certaines des autres marques du groupe. 
Leapmotor compte étendre ensuite son activités au Moyen-Orient, en Afrique, à l'Amérique du Sud et à l'Inde, autres cibles prioritaire de Stellantis, ainsi qu'à la région Asie-Pacifique.
   
Produire en Europe
L'offre pourrait être massive : Leapmotor dispose d'une capacité de 800.000 véhicules par an, pour une production de 143.000 unités en 2023.
Un lancement sur le marché nord-américain, le principal pour Stellantis, dépendra de l'attitude de l'administration américaine face aux constructeurs chinois, a indiqué M. Tavares, alors que Washington a annoncé mardi une forte augmentation des droits de douane sur les véhicules chinois.
De son côté, l'Union européenne a intensifié ses efforts pour défendre l'industrie automobile européenne contre la concurrence croissante de la Chine et des États-Unis. Bruxelles a ouvert en septembre 2023 une enquête sur les subventions accordées par la Chine à son secteur des véhicules électriques, accusant Pékin de fausser la concurrence.    

Pour sauter ces barrières, Leapmotor envisage de produire à terme des véhicules en Europe, à l'image de BYD qui a annoncé la construction d'une usine en Hongrie, ou dernièrement Chery en Espagne. Cela rendrait ses véhicules éligibles au bonus à l'achat en France, essentiels pour rendre l'électrique accessible aux automobilistes des classes moyennes.
Si la Pologne est pressentie, selon des médias, Stellantis choisira le site selon des critères de "compétitivité", a souligné M. Tavares.
Selon Zhu Jiangming, fondateur de Leapmotor, la coentreprise pourrait aider l'entreprise chinoise à faire face à "l'incertitude politique et régionale". 
"Grâce aux atouts de Stellantis, un plus un fera certainement plus que deux", a déclaré M. Zhu. 

Publicité

Réactions

... Avec la T03 (on se croirait chez Georges LUCAS avec Cannes qui démarre, c'est de saison ...) Il faut souhaiter pour Tavares, une meilleure pioche que la Ion made by Mitsubishi pour Peugeot il y a quelques temps déjà ...
En tous cas, de la part "du capitaine Kirk", un discours qui change me semble-t-il "plus accompagnant" de la transition ...avec effectivement toujours du pragmatisme ... seuls des véhicules électriques (très) abordables, au plus grand nombre, apporteront (sans doute) une contribution positive je cite : "au problème du réchauffement climatique que nous devons résoudre"... Enfin nous l'espérons tous !
;0)

Alors la eC3 est assez compétitive au niveau tarif de base, mais à ce prix, on a une petite batterie (44kWh) qui n'est pas forcément un pb pour une citadine (recharge 20-80 en 4h50 sur prise 7kW). Là où l'économie se voit le plus est à l'intérieur... pas d'écran, pas de système média (ni autoradio, ni GPS) mais un simple dock pour mettre un smartphone façon Ami. Pareil pas forcément gênant, mais cela surprend au premier regard !
Et c'est la même chose sur la version thermique...

"Le groupe italo-franco-américain" ou plutôt le groupe italo-franco-américano-chinois.
De la bouche de Carlos Tavares, l'argument du sauvetage de la planète sonne faux comme une casserole. Par bonté d'âme je ne vais pas encore retranscrire ce qu'il a affirmé il n'y a pas si longtemps sur les dangers du tout électrique.

@ Fred Et Rick, Le 15/05/2024 à 09:50
Positionnement difficile de Citroën en ce moment car les méventes de ses véhicules deviennent chronique.
Sera t'elle la Dacia de Stellantis ?
Alors que Dacia partait de rien en terme d'image avec la Logan en Europe, Citroën a un gros passé historique, c'est bien là le problème.
Vendre une Citroën d'entrée de gamme à petit prix ?
A prix d'Ami si j'ose dire !
Pour rappel, les Citroën sont les véhicules les plus collectionnés dans le monde.
Équation difficile pour le devenir de cette marque.
Essayons de la sauver, elle date quand même de 1919.

A l'heure de l'électrique, je proposerais de rebaptiser ces voitures Lipmotor !
;-)

@ Clerion 10:21 ... En tous cas sur le papier, Citroën va proposer une alternative très crédible à la Dacia Sandero ... De ce que je connais, la firme aux chevrons tient probablement la 4L des années 2020 avec la new C3... C'est un comble
Au sujet du mix dont parle Fred & Rick, la version thermique de base à 14 990 € est très cohérente ...
En revanche 19 990 € pour bénéficier de "tout le confort moderne" ... Fouyaya ...
Un peu rude le pricing !

Pour Leapmotor ... Et de 15 pour le portefeuille des marques de "Star Wars"
Pour Lipmotor ... Si le changement de batterie pouvait être aussi léger qu'un changement de pile ...
;0)

@Clerion : oui Citroën a du mal à vendre. Mais franchement c'est avant tout un problème de gamme ! Et encore l'ancienne C3 s'est plutôt très bien vendue.
J'ai acheté il y a qq année un Picasso car c'était une bonne voiture (meilleur plateforme technique grâce à l'EMP) et assez jolie dans cette catégorie (à mon gout) pour un monospace. En face il n'y avait guère de choix intéressant (Scénic nul ou Touran très moche et surtout VW).
Bref maintenant on a quoi : exit le Picasso qui était le dernier monospace sur le marché au profit des SUV. Et on veut vous faire passer une C4 pour une berline, alors que c'est une citadine déguisée, mais quasiment pour le même prix ! Il ne faut pas prendre les gens que pour de c...s !
Si on regarde ce que fait VW avec ses différentes marques généralistes, il n'y a pas de soucis. Audi / VW / Skoda / Seat ont toutes des produits différenciés sur le plan look avec un contenu technologique de plus en plus près les uns des autres, ce qui fait aussi que les prix sont de plus en plus proches (à part Audi et son positionnement premium). Alors je n'ai pas les chiffres, mais je ne pense pas que Skoda soit en position de méventes, ni avec des marges dans le rouge.
Pourquoi Stellantis n'y arriverait pas ? Justement peut-être parce qu'il veulent créer des segments au niveau pricing. Mais s'il n'y a pas de différence de contenu, le prix n'a pas à être différent, c'est juste une offre différente qui ne s'adresse pas forcément au même publique.
Oula je parle comme un marketeur alors que je ne suis qu'un pauvre gars de la technique... mais client avant tout.

Oui c'est vrai que c'est étonnant ds la bouche de Carlos Tavares ! Mais bon Bruno, vous connaissez l'adage... Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ! ;-)

Effectivement il y a urgence au niveau dérèglement climatique.

Votre commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire

Autres articles

Publi-rédactionnel

La satisfaction client, enjeu central pour la distribution automobile

Dans le monde ultra-compétitif de l’industrie automobile, l’importance croissante de la satisfaction client est en train de changer la donne. A l’heure où la digitalisation des processus commerciaux, la gestion des avis clients sur Google et l’évolution vers le modèle agent occupent le devant de la scène, examinons comment ces changements font entrer la distribution automobile dans une nouvelle ère de différenciation concurrentielle et impactent tout particulièrement le secteur de l’après-vente.

Constructeurs

Renault annonce une navette autonome sur la base du Master

Associé à WeRide, une start-up chinoise spécialisée dans la conduite autonome de niveau 4, Renault annonce le développement d’une navette autonome sur la base du nouveau Master électrique. Le groupe en testera le fonctionnement lors du tournoi de Roland Garros. Toutes les conditions sont réunies pour l’émergence de ce marché explique Gilles Le Borgne, directeur de l’ingénierie de Renault.