Analyse - 08/10/2020

Est-ce que ce monde est sérieux ?

C’est de taureaux dont je vous parle aujourd’hui. De ceux qui les chantent, de ceux qui les abandonnent et de ceux qui veulent les tuer.

Est-ce que ce monde est sérieux ?

Aventator Arrencio Argos : Une Lambo sans couleur n’est pas une Lambo.

Auteur : Jean-Philippe Thery

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"Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir
Quelqu'un a touché le verrou
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour… 
"

Que n’ai-je la capacité d’un Cabrel à ciseler les mots avec une telle précision ? Les vers de "La Corrida" qui entame l’album "Un samedi soir sur la terre" lancé en 1994 sont plus tranchants que la lame de l’espada dont jouent ces matadors dont il dénonce la cruauté. Et quels que soient les sentiments de tout un chacun envers ce qui se passe dans les arènes de tauromachie, il paraît difficile à les entendre de ne pas se mettre ne serait-ce qu’un instant dans la peau meurtrie du fier animal.

L’être humain vit en situation quasi permanente de dissonance cognitive, cet état intérieur des plus inconfortables qui voit s’affronter nos attitudes, pensées, croyances ou autres émotions, à l’origine de nos tourments et mal-être existentiels. C’est justement de l’un d’eux dont je compte vous entretenir aujourd’hui, en rapport avec un type très particulier de taureau, du genre qui piaffe sur le capot de Supercars élevées dans le nord de l’Italie.

Nombre de Lamborghini empruntent leur dénomination à l’univers taurin, que leur nom se réfère à des races connues pour leur bravoure comme les Miura ou Gallardo, qu’il évoque ceux qui les combattent et qu’on surnomme parfois "Espada", ou qu’il rende hommage à l’un d’entre eux en particulier, à l’image d’"Aventador" qui remporta un trophée en 1993, même si on imagine aisément que ce dernier aurait préféré les prairies bordées de Cactus d’Andalousie à je ne sais quel hommage posthume.  

Et c’est là que le bât blesse. Parce que j’aime les Lambo
J’aime les Lambo et les noms qu’elles portent, même si je suis de ceux qui considèrent qu’au XXIe siècle, la tradition invoquée par les défenseurs de la corrida ne justifie en rien de mettre en scène l’exécution d’un mammifère qui n’a rien demandé à personne. Il me faut donc vivre avec cette terrible ambigüité, sans recourir à de vaines excuses sous prétexte que je ne possède pas d’exemplaire de la marque. Parce que je sais bien que lorsque mes lecteurs auront fait de moi un auteur à succès, j’irai sans délai passer commande à Sant’Agata Bolognese. Et si je dois un jour plaider coupable devant le tribunal de ma conscience, tout juste pourrais-je invoquer pour ma défense que dans les cas d’Islero et de Reventón, c’est la femme du torero qui s’est endormie sur ses deux oreilles. Même lorsque le combat est inégal, ce ne sont pas toujours les mêmes qui gagnent…

Mais je n’en ai pas fini avec mes incohérences. Parce que même avec une Lamborghini dans mon garage, j’aurais du mal à m’afficher au volant d’un engin aussi extraverti, alors que c’est précisément l’extravagance qui en fait le charme. D’ailleurs, celle que je choisirais n’échapperait pas à l’une de ces teintes scandaleuses sans laquelle une Lambo n’en n’est pas tout à fait une. Mais pour tenter de résoudre mes dissensions intérieures, j’emmènerais mon bolide Arancio Borealis, Verde Mantis ou Giallo Corona (sic) aux champs, sur ces petites routes virevoltantes où on peut encore s’amuser, plutôt que d’aller me la péter sur les Champs.

Ça m’évitera d’ailleurs de passer pour un touriste étranger en mal de sensations, à 89 Euros les 20 minutes de location. Pour s’afficher sur les avenues people des grandes métropoles au volant d’un exemplaire de la marque sans paraître ridicule, mieux vaut en effet s’appeler Rod Stewart ou Cristiano Ronaldo, à moins d’être un chanteur de rap connu mais pas de moi.

De toutes façons, Herbert pourrait bien mettre rapidement un terme à tout cela
On prête en effet à Herr Diess, Président du directoire de Volkswagen Group, l’intention de se défaire des branches du groupe aux consonnances italiennes, entre Lamborghini, Bugatti et Ducati, lui qui a déclaré lors du dernier conseil d’administration du groupe : "VW doit passer d'une collection de marques de valeur principalement vouées au moteur à combustion à une entreprise numérique exploitant de manière fiable des millions de véhicules électriques connectés".

On dit Bugatti promise à Rimac, une start-up croate fabriquant de surpuissantes super-sportives zéro-émissions, dont je vous ai parlé il y a un an dans la chronique intitulée "les plaisirs coupables de l’électricité". Autant dire que la Chiron, unique modèle contemporain de la marque de Molsheim sera probablement la dernière à s’alimenter à l’extrait de fossile, dont le moteur W16 quadri-turbo de 1.500 chevaux est particulièrement gourmand. En revanche, personne ne sait encore ce qu’il adviendrait du constructeur Santagatesi, s’il était confirmé qu’il est abandonné par son mécène.

Parce que c’est bien de mécénat dont il s’agit. En rachetant l’entreprise en 1997, non seulement Audi sauvait la marque des griffes du groupe Indonésien Megatech impliquant le rejeton du peu recommandable Président Soeharto, mais elle garantissait à Lamborghini un avenir radieux par injection massive de Deutsche Mark, puisqu’aux 110 millions de dollars figurant sur l’acte de vente s’ajoutaient investissements, méthodes, apports technologiques et coopérations industrielles. Pour avoir visité l’usine en 2011, je me souviens par exemple des caisses de Gallardo livrées peintes de l’usine de Neckarsulm où était également fabriquée l’Audi R8, la cousine Germaine qui contribua sans nul doute et pas qu’un peu, à améliorer l’équation économique du modèle italien.

La Gallardo permit d’ailleurs à la marque de renouer avec une deuxième ligne de produit plus "abordable", abandonnée depuis la fin de la production de la Jalpa en 1988, et de dépasser les 1.000 exemplaires produits annuellement à partir de 2003. La courbe des ventes affichées dans le bureau de Stephan Winkelmann, Président du constructeur de 2005 à 2016, ne cessa ensuite de grimper, dépassant les 3.000 unités en 2015. Son successeur, Stefano Domenicali, peut aujourd’hui le remercier en contemplant les plus de 5.000 autos produites en 2018 et les plus de 8.000 en 2019.

Mais Lambo n’est pas la seule marque du genre à avoir bénéficié d’un Sugar Daddy. A de rares exceptions près, tout ce que la planète compte de constructeurs de voitures de sport ou de prestige se trouve aujourd’hui dans le giron d’un grand groupe. Dès 1969, Enzo Ferrari avait d’ailleurs été le premier à comprendre l’intérêt de placer son "officina" sous l’aile protectrice de Fiat, non sans avoir flirté avec Ford avant de s’esquiver au dernier moment, comme raconté de façon très approximative dans "Le Mans 66", évoquant la fameuse rivalité entre les deux marques.

Le Groupe italien depuis intégré à FCA compte également Alfa-Romeo, Lancia et Maserati, qui retrouvera bientôt Citroën au sein de Stellantis, après avoir appartenu à la marque aux chevrons de 1968 à 1975. Du côté des Allemands, c’est encore Volkswagen qui préside aux destinées de Bentley et de Porsche, et BMW à celles de Rolls-Royce, Mercedes ayant choisi de développer ses propres labels avec AMG et Maybach, cette dernière étant aujourd’hui réduite à une simple finition après un échec retentissant en tant que marque. Signe des temps, les Chinois de Geely contrôlent désormais Lotus qui se trouvait dans la corbeille de mariage du groupe Malaysien Proton, et les Indiens de Tata les très British Jaguar et Land-Rover.

Mais les danseuses épuisant parfois les finances de ceux qui les entretiennent, un certain nombre des prestigieuses marques susmentionnées sont aussi passées en d’autre mains. En dehors de Citroën déjà cité, Maserati a ainsi appartenu à Chrysler, comme Lamborghini d’ailleurs, alors que Land-Rover, un temps propriété de BMW a aussi fait partie du "Ford Premier Automotive Group", division de prestige de la marque à l’ovale bleu quand elle voyait les choses en grand, regroupant également Jaguar, Lincoln, Mercury, Volvo et Aston-Martin.

Aston-Martin justement. Après avoir bénéficié à l’époque d’une usine toute neuve, d’une plateforme et d’un nouveau moteur payé en dollars par son sponsor, le fournisseur officiel du Commander Bond connaît désormais la dure vie des indépendants et ses aléas. Touchée par la crise du Covid au moment précis où elle lançait son SUV DBX, celle-ci a dû faire appel à un nouvel investisseur et licencier une partie de son personnel, en attendant que son dernier modèle fasse rentrer du cash. Toute la gamme bénéficie d’ailleurs de mécaniques et nombreux composants cédés par AMG, entré au capital il y a quelques années.

Quant à McLaren, si celle-ci ne s’est pas encore résolue à construire un "camion" pour faire bouillir la marmite de ses Supercars, elle n’en connaît pas moins une situation similaire l’ayant obligée à se séparer d’un gros quart de ses collaborateurs, ainsi qu’à recourir au prêt de 150 millions de livres sterling consenti par ses actionnaires Bahreïniens. Et celle-ci espère encore obtenir 200 millions de livres de la vente du superbe siège de Woking.

Dans l’hypothèse très probable où aucun groupe automobile d’importance ne procède à son acquisition, Lamborghini rejoindrait le club restreint des marques indépendantes, qui compte également Morgan, ainsi que Pagani et Koenigsegg aux productions confidentielles. Le paradoxe, c’est que celle-ci risque d’être lâchée au moment même où elle enregistre des scores commerciaux historiques. Après avoir vu ses ventes bondir de 43% en 2019 grâce à l’Urus (un SUV lui aussi), le taureau ne ralentit pas sa charge en 2020 avec notamment un mois record en septembre qui a vu 738 autos livrées. Mais cette bonne santé apparente pourrait ne pas suffire si la marque se retrouve sans les moyens techniques et financiers d’un grand constructeur. De fait, l’époque où il était possible de vendre au compte-gouttes des autos techniquement dépassées à la construction hasardeuse est révolue. Les clients de voitures exotiques, qu’il s’agisse d’hyper sportives ou d’engins de grand luxe exigent désormais une fiabilité sans faille et le même niveau de prestations que celui disponible sur les produits de leur concessionnaire Mercedes le plus proche.

Alors pourquoi, malgré son succès actuel, Herbert serait-il prêt à laisser tomber Lambo en lambeaux ? (désolé…) En cause, les investissements colossaux nécessités par l’électrification de son portefeuille de marques dans laquelle le groupe s’est lancé à corps perdu, comme s’il avait un truc à se faire pardonner (Dieselgate, anyone ?). Or Lamborghini est également concernée, puisque s’il est toujours possible d’imaginer une berline 4 places (sur le modèle du prototype Estoque de 2008), reprenant la plateforme de la Porsche Taycan et de l’Audi E-Tron GT, il faudrait un budget spécifique pour construire les descendantes hybridées et/ou électrifiées des coupés à moteur central arrière.

Je n’ai pas vraiment envie de l’évoquer, mais le scénario d’une disparition de Lamborghini ne me semble pas devoir être écarté dans un tel contexte, ni d’ailleurs celui d’autres marques du même segment. Et puisqu’il est question de dissonances cognitives, comment défendre les arguments de sportives surpuissantes et gourmandes en carburant face à ceux qui brandissent la pancarte de l’urgence climatique, même si leur "contribution" aux émissions réchauffantes et polluantes est insignifiante eu égard à leur nombre restreint et aux peu de kilomètres qu’elles parcourent. Il sera facile aux intégristes du CO2 d’affirmer que la planète n’a pas besoin d’un Lamborghini. Que leur opposer, sinon que sans Lambo et autres engins du même genre, on s’amusera beaucoup moins les samedi soir sur la terre, dans un monde devenu un peu trop sérieux pour l’être vraiment.

Pas sûr que Francis fasse preuve de la même compassion pour les taureaux d’Emilie-Romagne que pour ceux d’Andalousie. Mais je ne peux m’empêcher de craindre qu’à force de puritanisme écolo, les haut-fonctionnaires de Bruxelles finissent par avoir la peau des Aventador et autres Huracán. Et comme il me plaît à penser que ces voitures-là ont une âme, j’imagine qu’elles savent dans le for mécanique intérieur de leurs 10 ou 12 cylindres qu’elles sont à terme condamnées.

Quoiqu’il en soit, j’espère que Monsieur Cabrel me pardonnera ce petit détournement en leur nom :

"Ils sortent d'où ces eurocrates
Avec leurs costumes et leurs papiers ?
J'ai jamais appris à débattre
Avec des jurés…
"

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... Ah Cabrel et particulièrement cette chanson là pour parler des taureaux racés de Lambo ...Quelle belle trouvaille opportune !
Comme référence le chroniqueur pouvait trouver bien pire ..Certes un tantinet générationnel mais bon tant pis. Faut assumer sa qualité de "boomer" ou quelque chose de ce genre ..

Ce soir la femme du torero dormira-t-elle sur ses deux oreilles ?...va savoir !
;0)

Ade Airix, Le 08/10/2020 à 08:44

Excellent article GRATUIT !
Bien d'autres technologies, automobiles ou ailleurs, connaissent ce cycle conduisant à terme à l'obsolescence et à l'abandon. Combien de marques françaises prestigieuses, dont Bugatti, ont définitivement disparu bien avant les années 60's ?!
Je pense que les marques de super-cars actuelles ne vendent que de très faibles quantités (= du marginal) d'abord à des esthètes (ou à des artistes et sportifs bling-bling) fortunés et passionnés. En resteront-ils acheteurs dans le futur proche de ces superbes mécaniques ou deviendront-ils seulement que des vieux nostalgiques d'un glorieux passé automobile révolu ?
De plus, les jeunes sont de moins en moins intéressés par l'automobile et dépensent aujourd'hui leurs budgets vers d'autres technologies hautement "numériques"... et virtuelles (= droit aux 2èmes vies multiples = sans conséquences fatales et aux voitures immédiatement échangée pour quelques Mbytes de rechargement Internet)
Il est normal que les grands constructeurs qui ont exploité et sponsorisé de telles marques de prestiges (+/- sans rapport avec leur naissance= cf la reprise du nom "Bugatti" et de sa vielle usine totalement rebâtie...) surtout quand leurs nouvelles générations de dirigeants est fondamentalement obsédée par les résultats financiers et sait même pas conduire de tels bolides sans les fracasser au premier virage...
La génération des car-boys se fait de plus en plus rare dans leurs hautes sphères... CQFD et de profundis...

François Georges, Le 08/10/2020 à 08:47

Je vais surement choquer Jean-Philippe, quoique, et de nombreux lecteurs, couac E, mais je n'ai jamais aimé la marque Lamborghini et encore moins ses voitures, à part la sublime Miura.
Le design avion furtif de la Countach - countache ou countak, je ne saurai jamais - et des suivantes est un outrage au design des sensuelles Ferrari, Alfa Romeo, Jaguar, Aston Martin.
La clientèle des footeux ne fait que conforter ce que je pense de ces bagnoles vulgaires. La CSP--- des loueurs et locataires pour 20 minutes en est la caricature parfaite.
La disparition de cette marque ne me fera pas pleurer. Et pourtant je déteste quand une marque disparaît.

PS1 : cette chanson de Cabrel est tout simplement remarquable, texte, mélodie, voix 20/20.
PS2 : Bugatti n'a finalement fait qu'une voiture et qu'un moteur déclinés à toutes les sauces, mes remarques stupides sur Lambeaux s'appliquent peu ou prou à Bugatti Panzani.

Bruno Haas, Le 08/10/2020 à 10:05

1. Et aussi une bagnole de dealers (Mais j'leurs ai dit chef !)
2. Le dernier Cabrel qui passe en boucle sur les périphériques est étonnamment une horreur musicale !
;0)

Lucos , Le 08/10/2020 à 10:32

Au delà du cas de Lambo, c'est une bonne partie des marques de l'univers du luxe automobile qui est menacé comme le souligne le chroniqueur ...
Bien sûr que d'un point de vue "primaire", ce petit monde peut disparaître et cela n'empêchera pas la "planète de tourner" ...
Jean Philippe le decrit très bien il y a ce paradoxe ...Jamais les affaires de Lambo n'ont jamais si bien tournées et pourtant la fin de l'histoire pourrait être proche pour les raisons par lui rappelées ..

Pour ma part je n'ai ni l'envie ni l'ambition de me pavaner en Lambo ou assimilées... Pourtant d'une part cette course vers un monde égalitaire a de quoi interroger ...
De l'autre, les "choses" non "essentielles" peuvent, d'un certain point de vue, avoir un caractère indispensable ...
Je suis allé autrefois dans des "magasins" du monde communiste, c'était d'une tristesse à pleurer ...
A force d'araser " tout ce qui dépasse", nous y allions très tranquillement ...

Il est évidemment qu'il existe, des sujets plus urgents ... La sécurité publique et la sécurité sanitaire, par exemple.. Pas forcément un moteur de satisfaction sur le plan de "l'essentialité" non plus ..

Tout ne se règle pas par un lapidaire "Ok boomer" !
;0)

Ade Airix, Le 08/10/2020 à 13:27

Ca me rappelle que la seule fois où j'ai fait le Kakou à Paris et sur les champs dans les années 80, c'était avec une Saab Speedster avec un pote et déguisés en Batman et Robin le jour de la sortie d'une des versions du film…
Pour l'époque un modèle unique ça suffisait pour faire des émeutes..
"Nous étions jeunes et larges d'épaules…"
euh nan, c'est pas du Cabrel !
;0))

Lucos , Le 08/10/2020 à 13:52

Certes pas ...
;0)))

Ade Airix, Le 08/10/2020 à 14:18

A propos de Cabrel ..
Bruno,
au programme l'installation dans les collines de Sèvres ou au contraire, proche de la dame de haute Savoie...?
;0)

Ade Airix, Le 08/10/2020 à 14:21

Installation dans les collines de Sèvres !
Départ pour la Dame de Haute Savoie le dimanche 18 et retour à Sèvres prévu début novembre.
Puis Duingt, puis Sèvres, puis Duingt. Le 3008 dépasse allègrement le kilométrage de la LOA !!!

Bruno Haas, Le 08/10/2020 à 14:34

"Depuis le temps que je rouille
Dans ce garage noir
J'entends qu'on burn et qu'on stunt
Au bord du trottoir
Quelqu'un a touché le décompresseur
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les stands, les vibreurs
Et les gens autour…

Est-ce que ce monde est Solex ?
Pala papa pa pa…."
;0))

Lucos , Le 08/10/2020 à 15:55

... Pourvu qu'il n'envoit pas le torero tourner comme un soleil dans les prairies bordées de feuillus ...
Est ce que ce monde est sérieux ?
Dans les premiers moments j"ai cru qu"il fallait seulement se détendre...
;0))

Ade Airix, Le 08/10/2020 à 16:19

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