Publicité
Publicité
Analyse - 25/03/2021

Coupez !

Les belles voitures, ça se dessine aussi avec des ciseaux. A moins que ces derniers ne servent à couper dans les gammes des constructeurs, histoire de renouveler l’espèce automobile.

Coupez !

Polestar 1 : Dites-moi qu’il ne vous fait pas envie.

Auteur : Jean-Philippe Thery

Partager cet article

Imaginez une voiture de deux ou trois portes aux places arrière inexistantes, ou dans le meilleur des cas conçues pour des enfants à l’échelle 2/3 démunis de membres inférieurs. Une auto pourvue d’un habitacle bas de plafond et de portières longues comme un jour de confinement sans visioconférence, et dont le volume de coffre rivalise avec celui d’un vanity-case.

Force est de reconnaître qu’un coupé se définit par ses limitations. A l’époque où l’on se mouvait par équidé interposé, le vocable désignait une "Voiture hippomobile fermée raccourcie, au nombre de places limité". Autrement dit, une espèce de demi-bagnole dérivée de berline dont on aurait amputé une partie de la carrosserie au point de n’en conserver qu’une glace sur chaque côté. Comme avec le temps va tout s’en va, l’acceptation contemporaine du terme s’étend aux véhicules à deux vitres latérales (autrefois désignés comme coach), et pas nécessairement dérivés d’un autre modèle.

Autrement dit, un coupé n’est pas un véhicule très malin, d’autant plus qu’il fait généralement payer ce qu’il a en moins au prix fort, a fortiori si on le compare à une berline de standing équivalent, capable d’emmener confortablement cinq passagers bien nourris et leurs bagages. Et je ne fais pas même ici allusion à ceux qu’on fabriquait autrefois à la main sur commande spéciale, par dépeçage d’une berline innocente. Dans les années 60, le carrossier Chapron facturait ainsi l’équivalent de deux Citroën DS son modèle "Le Dandy" dont la construction n’avait pourtant nécessité de n’en sacrifier qu’une seule.

Il faut dire que le coupé est à l’automobile ce que l’aristocratie est à la société. Une catégorie dont l’utilité pourra paraître discutable, mais qui se plaît à ostenter ses atours. Et la métaphore est d’autant plus "filable" que les considérations d’ordre vulgairement pécuniaire ne sont pas forcément de mise, puisque de la même façon qu’il existe des familles à particule fauchées, on trouve -ou du moins on trouvait- des coupés au tarif accessible pour le citoyen ordinaire. On éliminera d’ailleurs de cette réflexion les engins au tarif délirant venus d’Emilie-Romagne, du sud d’Albion ou de Germanie supérieure. Ceux-là se font plutôt désigner comme "berlinetta" ou "Grand Tourisme", ces derniers n’ayant crainte d’afficher la futilité des transports auxquels ils se livrent.

Quoi qu’il en soit, rouler en coupé n’a rien d’anodin. La démarche relève en effet d’une espèce de manifeste motorisé, par lequel le propriétaire-conducteur (ou son alter-ego féminin) affiche délibérément son mépris pour les basses contingences auxquelles sont soumis la grande majorité de ceux à qui il refuse la noble appellation d’automobiliste.

Se déplacer en conduite intérieure deux places ou deux-plus-deux qui ne font pas vraiment quatre, c’est en effet se moquer ouvertement du père de famille trimballant ses deux sièges ISOFIX maculés du chocolat dont on couvre les Pépito, Et s’il lui arrive -nécessité faisant loi- de se rendre au supermarché, il ne se préoccupe pas tant du volume limité de victuailles qu’il pourra emmener, que de garer son auto loin des fâcheux qui appuient leurs portières sur celles des voisins. Sa "malle" est d’ailleurs occupée pour moitié par une caisse soigneusement rangée, où l’on trouve pas pêle-mêle un aspirateur à brancher sur la prise 12 volts, moults produits d’entretien ou plutôt de beauté, ainsi qu’une éponge 100% végétale pour carrosserie durable. 

Des autres catégories automobiles, seuls les cabriolets semblent trouver grâce aux yeux de notre esthète, bien qu’il réprouve l’exhibitionnisme dont font preuve certains conducteurs de découvrables, sans doute parce qu’ils sont les seuls à pouvoir lui voler la vedette. S’il manifeste une certaine indifférence à l’égard des berlines dont il feint d’ignorer que les dessous de son automobile sont issus, il affiche en revanche un mépris non dissimulé à l’encontre de tout ce qui possède une architecture haute, réussissant l’exploit de toiser de haut les propriétaires de monovolumes et autre SUV quand par malheur -c’est-à-dire de plus en plus souvent- l’un d’entre eux a l’outrecuidance de s’arrêter à son côté au feu rouge. Une confrontation immobile pourtant amenée à se raréfier, puisqu’au grand dam de ses amateurs, la catégorie des coupés se meurt.

Ayant moi-même pratiqué le genre à l’époque où j’avais droit à une voiture de fonction estampillée d’un losange, je serais bien en peine de choisir dans la gamme actuelle du constructeur le successeur du Coupé Mégane rouge cerise de première génération que j’avais alors choisi pour mes déplacements quotidiens. Une voiture à laquelle je porte une certaine affection pour l’avoir "test-cliniquée" dans plusieurs pays européens, où elle fit tour à tour passer la Citroën ZX Coupé pour une Lada en Allemagne, et le Coupé Fiat pour une mini-Ferrari à Paris. Mais je ne trouverais pas mieux chez Peugeot puisque le RCZ a été privé de descendance, et que Monsieur Pininfarina n’y recycle plus depuis la 406 les dessins vendus chez Ferrari. Et si je tiens absolument à rouler en coupé, il me faudra également renoncer à bosser chez Alfa-Romeo, Fiat, Honda, Hyundai, Mini, Mitsubishi, Nissan, Opel, Toyota, Volkswagen ou Volvo, qui en ont pourtant proposé dans le passé (je plaisante. Vous pouvez faire suivre vos propositions à la rédaction qui transmettra).

Et si vous préférez penser que le haut de gamme est épargné, passez directement au paragraphe suivant. Parce que même Mercedes pourtant grand pourvoyeur du genre, participe désormais à l’extinction en masse des autos à deux portières. Et si la Classe S n’est pas exactement à la portée de toutes les bourses, l’absence de déclinaisons coupé et cabriolet sur la génération W223 qui vient d’être lancée -une première depuis 1979 pour le haut de gamme du constructeur- est annonciatrice de mauvaises nouvelles pour les futures Classe E et C. Il ne nous reste donc plus qu’à espérer que les Product Planners de Munich ou Ingolstadt ne mimétisent pas trop ce qu’on décide à Sindelfingen.

A moins que l’apparente disparition des coupés ne cache en fait l’une de ces mutations dont la génétique automobile a le secret, et dont les premières expériences remontent à l’entre-deux guerres s’agissant de la catégorie qui nous préoccupe aujourd’hui. Parce que si vous pensiez que Mercedes est l’inventeur du coupé-cabriolet, c’est que vous ne connaissez pas Georges Paulin. Chirurgien-dentiste, styliste automobile à ses heures et héros de la résistance, c’est pourtant lui qui inventa le toit métal rétractable avec le système "Eclipse" décliné chez Peugeot à partir de 1934 sur plusieurs modèles de sa gamme. Ford le repris en 1957 sur sa Fairlane Sunliner avant qu’en 1996, la marque à l’étoile ne lance avec le SLK une mode qui fit le bonheur de plusieurs constructeurs, dont Peugeot avec notamment sa très réussie 206 CC. Depuis, le métal cab a quasiment disparu, et seule Mazda maintient le concept en vie sur un modèle abordable, avec la version RF de l’excellente MX5.

Plus surprenant fut le destin des "shooting brakes", ce drôle de croisement entre un break et un coupé, à l’origine cantonné à des manipulations artisanales sur base Aston-Martin ou Jaguar, avec la superbe Lynx Eventer plus élégante que la XJS sur laquelle elle était construite. Bien que n’ayant pas pour habitude d’occire les petites bêtes en sous-bois à coups de Holland & Holland, j’ai moi-même roulé en "Break de chasse" comme on les appelle ici, au volant d’une Lancia HPE. Le constructeur italien ne fut pas le seul à tenter l’exercice en série, puisque Volvo avec ses 1800 ES et 480 ainsi que Honda et sa Accord Aerodeck s’y sont entre autres également livrés. Mais on croyait l’espèce éteinte depuis la disparition du controversé Coupé BMW Z3, alors que le gène a semble-t-il été maintenu en laboratoire, donnant récemment naissance aux Mercedes CLA, Porsche Panamera Sport Turismo et Volkswagen Arteon Shooting Brake. Reste à observer si ce variant allemand (sans rapport avec la Volkswagen du même nom) finira par contaminer les pays voisins.

Mais c’est à la pourtant très conservatrice Rover que l’on doit la manipulation la plus radicale dans la catégorie, et plus précisément au styliste David Bache qui contrairement à ses collègues découpeurs pensa horizontal au moment d’user de la scie sauteuse. C’est donc l’altière P5 qui vit son pavillon ratiboisé, reprenant une technique chère aux "hot-rodders" californiens qui "choppaient" le toit de leur auto pour en diminuer la surface frontale et donc la résistance aérodynamique, afin d’en améliorer les performances au cours des très illégales "street-races" dans lesquelles elles étaient engagées. Le résultat n’eut cependant rien de shocking, donnant naissance au premier coupé 4 portes de l’histoire automobile (si l’on oublie les "coupés-chauffeurs" d’avant-guerre) faisant montre d’un style extrêmement harmonieux. Si aucun autre constructeur n’emboita le pas à Rover à la fin des années 60, ce fut de nouveau en Allemagne qu’on redécouvrit la souche, avec la superbe Mercedes CLS lancée en 2004, depuis copiée par BMW et ses déclinaisons Gran Coupé, ainsi que par Audi. Et celle-ci est d’autant plus vivace qu’elle s’apprête à muter en version électrique avec la sortie imminente des Audi e-tron GT et de la BMW i4 Gran Coupé.

Je ne m’étendrai guère sur l’unique expérience de croisement d’un SUV et d’un monospace, à laquelle j’avoue avoir participé en organisant le Clinic-Test d’un prototype qui deviendrait plus tard l’Avantime (mais dont le style était alors très différent). On sait ce qu’il en advient, et je ne suis pas certain qu’on exhume de sitôt l’éprouvette renfermant son ADN.

En revanche, ceux qui ne donnaient pas cher de la peau du BMW X6 lors de son lancement en 2008 en sont pour leurs frais, puisque le véritable oxymoron automobile que constitue l’accouplement d’un SUV et d’un coupé a depuis largement pullulé. Mercedes a maintenant les siens avec les GLC et GLE Coupé, alors qu’Audi propose ses versions "Sportback" sur ses modèles Q3 et Q5, dont les cousins arrivent chez Seat, Skoda et Volkswagen. Et les molécules voyageant décidément très bien, figurez-vous que le Brésil possède désormais son Coupé SUV le Volkswagen Nivus, construit sur la plateforme MQB A0 (celle de la Polo), et lancé en mai dernier. N’en déplaise aux râleurs de tout poil, c’est donc principalement le SUV qui perpétue aujourd’hui la tradition des voitures découpées, et mes anciens collègues de chez Renault ont probablement déjà signé la demande de remplacement de leur véhicule actuel par un Arkana, pendant que ceux de Citroën font semblant de croire que leur nouvelle C4 est une berline.

Quant à moi, quand je serai devenu un auteur à succès, je me verrais bien rouler en Polestar 1. Un coupé traditionnel pour une marque qui ne l’est pas, doté d’une motorisation hybride rechargeable offrant plus de 100 km d’autonomie en électrique. Ou comment rester branché quand on est un incorrigible conservateur.

Partager cet article

Réactions

Envoyer cet article à un ami

Les champs suivis d’une astérisque sont obligatoires.

Coupez 406 (bellissima), et vous obtenez 203 !
Merci pour cet article.

Clerion , Le 25/03/2021 à 08:30

Jean-Philippe y a pensé mais s’est aussitôt censuré.
Coupés pour appartenir au peuple élu...
En 622 après JC la cérémonie initiatique s’est diluée...dans un monde aux frontières mouvantes.
Ainsi le critère clivant Berline / Coupe s’est dilué dans les croisements SUV, Berlines, Coupes aux résultats inégaux mais bien ancrés dans l’appel à la mixité par la bienpensance environnante.
Vive longtemps le Breakdechasse cher à Jean-Philippe.

Bernard Oustric, Le 25/03/2021 à 08:43

Pas un mot sur le cabriolet Saab 900, le premier, le vrai, l'unique.
Chuis déçu...

Bruno Haas, Le 25/03/2021 à 09:44

Ceci nous rappelle encore une fois l'erreur de transcription remarquable du monde l'automobile française, de "Brake" en Anglais en "Break" en Français.. (encore un coup du stagiaire)
Les shooting brakes ayant été les voitures de chasse qui permettaient de charger le gibier à l'arrière.
;0)
PS : pour Jean Phi, pour poussé le charme de ces voitures coupés/cabriolets à l'extrême en roulant en X90..

Lucos , Le 25/03/2021 à 10:50

pousser..
;0)

Lucos , Le 25/03/2021 à 10:57

@ Lucos : Poussez pas derrière !

Le summum du bling-bling : les SUV coupés genre BMW X6, initiateur de cet horrible concept. Je ne m'y ferai jamais.

Bruno Haas, Le 25/03/2021 à 11:02

A ce propos "oxymorons" les oxymores ...
;0))

Ade Airix, Le 25/03/2021 à 11:05

Et disruptons les paradygmes...
;0))

Lucos , Le 25/03/2021 à 11:15

Pour compléter le tableau (de chasse !) il y avait aussi la Reliant Scimitar qui avait l'unique avantage par rapport à ses soeurs de chaine d'avoir une quatrième roue..
;0)

Lucos , Le 25/03/2021 à 11:18

Dans un autre genre ...
Coupez un coupé revient à livrer un cabriolet (?)
Sinon je songe à un nouveau concept : "le shocking break"
;0)

Ade Airix, Le 25/03/2021 à 11:21

Si j'ai bien compris la Reliant Scimitar c'est un peu votre "schocking break" à vous ...Lucos ?
Pourtant, à l'époque je trouve qu'il était plutôt réussi en tant que Shooting Break (ou brake)...Pourtant y avait pas des freins de "folie" dessus (?) ... Çà a pu inspirer les designers de la Volvo 480 es ..il y vrai qu'il y avait aussi eu le précédent de la P1800 "shooting break" que je trouve toujours très intéressante ... La "plèbe" n'ayant pas les moyens de se faire transformer la première DB5 venue
;0))

Ade Airix, Le 25/03/2021 à 11:32

Je l'aimais bien la Scimitar qui avait ce côté Rosbif brake qu'on apprécie toujours..
Finalement, pour être frugal, tu achètes une vieille GS Break Club, tu soudes les portes AR et tu l'as ton superbe break de chasse !
Et si les sphères et le conjoncteur-disjoncteur veulent bien encore envoyer du LHM tu peux en charger du sanglier à l'arrière.. (enfin pour les ceusses qui savent tirer..)
;0)

Lucos , Le 25/03/2021 à 12:02

C'est dommage mais c'est cuit...pour avoir désormais dans l'avenir des coupés et des cab avec un large choix...il faut se tourner vers les occases et ceux qui auront des mécaniques simples seront les gagnants...
Je n'ai rien contre Bugatti...mais comptez l'argent qu'il faut pour une simple révision...et vu qu'il faut des bancs de mesure spécifiques plus toutes les cartes électroniques et derniers upgrade (plus les outils) pour dans 10/20 ans les réviser complètement !
Pour les distraits il faut rappeler que Porsche lors d'un anniversaire récent a sorti des vieilles stars de la course de chez eux...et pour certaines les ingénieurs maison n'ont pas été capables de les redémarrer même au bout de beaucoup d'heures de travail dessus !! L'électronique compliquée en fut la cause !!
On pourra toujours les déplacer sur des plateaux pour les montrer lors de concentrations.
Les mauvaises langues en Italie diraient que cela n'arriverais pas chez eux et surtout pas chez Ferrari !!
Avis aux historiens !!

Durand Pierre, Le 25/03/2021 à 12:04

Il manque finalement peut-être comme conclusion, que la mode actuelle, lancée par Alfa il y a quelques lustres, est de construire des berlines qui ont le design des coupés en escamotant bien les portes AR avec des poignées noires planquées dans l'encadrement et en demandant aux photographes de pubs un bon angle et bon éclairage pour qu'on ne distingue plus ces portes AR..
;0)

Lucos , Le 25/03/2021 à 12:16

@Bruno Haas Tu as raison Bruno. Le Cab 900 ...quatre vrais places et un vrai coffre. Rien à voir avec cette horrible nouvelle mode naissante des cabriolets SUV ciblant ceux qui veulent ressembler à Daktari avec son Land Rover Defender découpé ....

Claude Makowski, Le 25/03/2021 à 12:24

@ Lucos à 12h02
... en somme ou plutôt en Eure et Loire ... "il etait 5 heures du matin, on avançait dans les marais" ...le "shooting break" GS Club était resté derrière...

Puisque l'on parle d'anciennes, il ne faudrait pas mésestimer l'une des citations du chroniqueur "conservateur quoique branché".à savoir la Rover P5 (avé le V8 buick remasterisé, le cuir pleine fleur et les boiseries) ...Une bien jolie auto assez rare dans nos contrées mais apparue bien avant l'effet de mode créé par la Mercedes Cls ou la première Passat cc venue ...Sans parler du "vulgaire" X6 ...
;0)

Ade Airix, Le 25/03/2021 à 12:39

1. Le cabriolet Saab effectivement et surtout avec la deuxième version de coffre plus grand avec le range-capote biseauté qui permettait de mettre un poussette (c'est grâce à cela que j'ai vendu le mien en Décembre à un jeune couple !) et à l'époque vitre AR en verre, dégivrante, capote triple épaisseur, on y cruisait à 170 km/h décapoté vitres levées...
2. La Rover P5, je n'avais pas compris le concept à l'époque; pourquoi couper une 4 portes ?
3. C'est très bien un X6, pour surveiller tes dealers..
;0))
Toute not'jeunesse...

Lucos , Le 25/03/2021 à 14:18

Merci Mr Théry pour ce voyage au pays des merveilles.

Cesar Theodore, Le 25/03/2021 à 16:12

L'industrie auto n'existe pas....seul le "rêve" existe !!
Je vois d'ici déjà l'avenir...
Vive les casques de réalité virtuel, attention, payants quand même et abonnement mensuel !!

Durand Pierre, Le 25/03/2021 à 17:41

.... Ray Bradbury et Harry Harrison ... Quels visionnaires ... !
;0)

Ade Airix, Le 25/03/2021 à 20:18

Votre commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire

Mot de passe oublié

Autres actualités

Edition du 25/03/2021

Entretien à deux techniciens : la formule gagnante

Cabinet spécialisé dans l’accompagnement des réseaux de distribution, Réseaulution a participé au déploiement du service rapide à deux mains chez Toyota (Service Duotech), lancé en 2006, mais aussi chez Audi (Twin Service), Ford (Ford Express Service) et Renault. Jean-Michel Perrault, consultant Réseaulution, explique comment ce process aux rouages bien huilés redistribue les cartes de l’après-vente.

OPINION

Renault renouvelle son offre de petits utilitaires, Kangoo et Express

Renault redéfinit son offre avec l’Express en entrée de gamme et un nouveau Kangoo qui monte en gamme avec notamment une porte latérale innovante "Sesame" qui donne 1,45 m d’ouverture. Les deux modèles sont complémentaires en tarification, en prestation et dimension. Le Kangoo sera commercialisé d’abord en version thermique à partir de juin et la motorisation électrique sera disponible fin 2021.

Constructeurs

Catégorie Analyse

Tesla deviendrait-il un constructeur normal ?

Pour la première fois de son histoire, Tesla semble avoir dégagé des profits de son activité automobile. C’est une victoire pour ce constructeur qui accumule les pertes depuis 18 ans et qui a levé des fonds à trois reprises l’an dernier. L’horizon se dégage mais la route est encore longue et Tesla a du chemin à accomplir pour justifier sa valorisation auprès des investisseurs.

30/07/2021

Euh-lectrique

C’est d’un célèbre agent secret dont je vous parle aujourd’hui, qui perdrait sans doute son latin à conduire les voitures de demain ressemblant à celle d’hier. A moins que ce ne soit l’inverse.

29/07/2021

Un réseau, ça sert d’abord à ajuster son pricing

L’étude très novatrice que le CNPA a fait faire à TCG permet de progresser notoirement dans la clarté des débats sur la distribution de VN et son coût. Elle continue toutefois de conférer à la fiction qu’est le "prix catalogue" une importance centrale. En remettant celle-ci en question, on peut effectuer un pas supplémentaire dans cette voie de la clarification et mettre le doigt sur le travail commercial réalisé par les réseaux et son coût pour les constructeurs et les clients : face à des produits toujours plus chers pour lesquels les clients ont des consentements à payer très en deçà des prix catalogues et très hétérogènes, il faut aller chercher les clients qui ne souscrivent pas spontanément à l’offre constructeur et ajuster les prix. Le réseau est dans cette fonction difficilement remplaçable.

26/07/2021

Dépassées, les bornes ?

C’est un sujet à haute tension que j’évoque aujourd’hui, où je me demande comment ceux qui ont en charge de promouvoir la voiture électrique comptent s’y prendre avec des bornes de recharge à image négative.

22/07/2021

Le grand chantier de l’organisation de la distribution automobile

Bien que demeurant importants, les débats sur le régime légal applicable à la distribution ont, depuis 2010, perdu en acuité. Si tel est le cas, c’est, pour l’essentiel, parce que "la messe a alors été dite" : le fait d’être passé sous le régime général a clarifié techniquement le débat juridique et a correspondu à une espèce "d’épuration technique" du dossier qui ne pose désormais plus que des questions d’efficience concurrentielle et s’abstient de chercher à préserver l’intérêt des parties. L’actuel débat confirme ces tendances et les renforce face au dossier numérique en particulier : peu contraints légalement, les constructeurs vont devoir se montrer adroits et imaginatifs face à des évolutions d’importance.

19/07/2021

Signaux de fumée

C’est à un sujet pour le moins opaque auquel je fais allusion aujourd’hui, dont les vraies victimes ne sont pas forcément ceux qui ont jeté un rideau de fumée sur l’industrie automobile.

15/07/2021

La France doit négocier sa place dans la nouvelle Europe de l’automobile

Mis au pied du mûr par une espèce de surenchère politique dans les exigences de décarbonation que l’on fait peser sur eux, les acteurs de la filière demandent paradoxalement à la fois défiscalisation et baisse des charges et soutiens publics massifs. Dans la mesure où cette demande est adressée en France comme ailleurs, l’Europe du véhicule électrique ne rompt guère avec son logiciel dominant qui est celui de la mise en concurrence des sites et des pays. A ce jeu, jusqu’alors, la France de l’automobile a beaucoup perdu et on peut espérer que, conscient qu’il s’agit là d’une impasse, le gouvernement profite de l’occasion pour proposer une autre Europe de l’automobile, un autre positionnement de la France en son sein et in fine un autre deal à nos deux constructeurs.

12/07/2021

La Mercothèque

C’est une chronique de riches que je vous propose aujourd’hui. Mais avec des trucs auxquels auront peut-être droit demain, ceux qui n’ont pas forcément la bonne étoile aujourd’hui…

08/07/2021

Pourquoi l’Airbus des batteries est resté un ULM

La visite d'Emmanuel Macron à Douai au lendemain des régionales est venue célébrer la construction dans le site Renault d’une "gigafactory" Envision. Ce projet vient signer une forme d’acceptation par l’Etat français de la réduction aux acquêts de son projet d’Airbus des batteries qui, conformément à ce que l’on pressentait depuis de longs mois déjà, ne sera qu’un projet Stellantis-Total. Au-delà de la déconvenue politique, cette séquence en dit long sur la nature du jeu concurrentiel dans l’industrie et la place que la question des batteries va désormais occuper. En la saisissant mieux, il paraît assez clair que le projet était mort-né.

05/07/2021

L’électrification en pleine recherche d’image comme le montrent les nouvelles 4L et la R5

Vingt ans après la première vague néo-rétro, voici la seconde. L’électrification perturbe les constructeurs. La différentiation entre les marques ne pourra plus être basée sur les motorisations et pour s’assurer que l’ADN est toujours présent, les centres de design présentent de plus en plus de concepts et de modèles reprenant les traits de véhicules emblématiques dans l’histoire des marques. Après Volkswagen, Stellantis et Honda, Renault revisite son passé.

02/07/2021

La fin des véhicules thermiques en 2035 : le grand saut dans l’inconnu

C’était en gestation et chaque semaine qui passe le confirme : en s’engageant à la neutralité carbone à l‘horizon 2050, l’UE avait signé l’arrêt de mort du véhicule thermique à une échéance antérieure à 2040 et il était patent que les -37,5% actés en 2018 pour le CAFE 2030 ne suffiraient pas. Avec la nouvelle commission et le green deal, les choses se précipitent et on en aura confirmation le 14 juillet. Des politiques comme Pascal Canfin essaient de nous convaincre que tout va bien se passer et que l’horizon qui se dessine est désirable. Si on peut comprendre leurs arguments, ils négligent tout de même un certain nombre de questions cruciales qui se poseront très vite.

28/06/2021

Pourquoi GM poursuit-il ses investissements dans la conduite automatisée ?

La fièvre de la conduite automatisée s’est effacée au profit d’une intensification de l’électrification au sein des stratégies CASE (Connected, Automated, Shared, Electrified), mais cela n’empêche pas GM d’augmenter ses investissements de 20 à 35 milliards de dollars conjointement dans les solutions de véhicules électriques et de conduite automatisée. Le constructeur américain a-t-il compris quelque chose que nous ignorons ou bien poursuit-il un autre objectif caché derrière la vitrine de la conduite automatisée ?

25/06/2021